Mohammed Ben Sulayem a publiquement soutenu un retour de Christian Horner en Formule 1, allant jusqu’à affirmer qu’il n’avait « aucun doute » sur le fait que l’ancien patron de Red Bull reviendra et qu’il serait de nouveau accueilli dans le paddock.
S’exprimant devant un groupe restreint de médias, dont RacingNews365, le président de la FIA a donné à cette hypothèse un poids inhabituel. « Si vous me demandez, il nous manque dans ce sport, et je le ressens. Je reste en contact avec lui. Il était bon pour l’équipe, bon pour le sport. Qui peut effacer le nom de Christian Horner du sport automobile et de la Formule 1 ? » a déclaré Ben Sulayem. Il a poursuivi en affirmant que c’était impossible, en rappelant que Horner avait « toujours eu du succès », tout en ajoutant que « le succès a aussi des ennemis ».
Le message le plus fort de Ben Sulayem porte sur l’idée d’un retour qu’il juge inévitable. Selon lui, la porte de la F1 reste ouverte à Horner et l’envie existe aussi du côté de l’intéressé. « Nous l’accueillerions à nouveau, et quelqu’un comme lui trouve toujours son chemin », a-t-il dit. Puis il a ajouté : « Il veut revenir. Comme je l’ai dit, je lui parle régulièrement et j’ai le sentiment qu’il reviendra. »
Cette prise de position compte d’autant plus que Horner a quitté Red Bull il y a près de dix mois, mettant fin à un règne de vingt ans à la tête de l’équipe. Son bilan reste l’un des plus solides du plateau récent, avec huit titres pilotes, quatre remportés avec Sebastian Vettel et quatre avec Max Verstappen, ainsi que six championnats constructeurs.
Ben Sulayem a appuyé son argument en présentant Horner comme une figure que la discipline ne peut pas simplement écarter. Il a raconté lui dire souvent : « Tu parles trop, mais tu ne penses rien de mal. Il a le cœur pur. » Dans la même logique, il a estimé que le parcours de Horner en F1 suffisait à justifier sa place « à la table » du championnat.
Ses déclarations interviennent alors que des spéculations circulent sur une possible destination pour Horner, notamment du côté d’Alpine, même si rien ne s’est concrétisé à ce stade. Ben Sulayem a aussi précisé l’avoir rencontré à Paris en janvier, signe qu’au-delà de la rumeur, le sujet reste bien vivant autour d’une figure dont il estime que le retour n’est plus une question de possibilité, mais de temps.
© Jonathan Borba