Ollie Bearman aborde son Grand Prix national en reconnaissant que Haas a perdu du terrain dans la bataille du développement, au point de considérer qu’un résultat dans les points à Silverstone sera difficile sans aide extérieure.
Lors de la journée médias du jeudi précédant le Grand Prix de Grande-Bretagne 2026, le pilote Haas a dressé un constat sans détour. « En étant brutalement honnête, nous avons simplement été dépassés dans le développement par nos concurrents et nous n’avons pas apporté autant d’évolutions, ni des évolutions aussi significatives, qu’eux », a-t-il déclaré. Bearman a ajouté qu’il n’était « pas surpris » de voir Alpine, Racing Bulls et Audi passer devant son équipe.
Cet aveu éclaire la glissade de Haas après un début de saison plus encourageant. Bearman avait marqué des points lors des deux premières manches en Australie et en Chine, avant qu’Esteban Ocon n’en fasse autant au Japon. Depuis, la dynamique s’est tassée, les deux Haas ayant terminé hors du top 10 lors des deux derniers rendez-vous. Au championnat constructeurs, l’écurie n’est que septième, à 23 points de Racing Bulls, sixième.
Le Britannique ne s’attend pas à un week-end simple à domicile. « Cela va être un week-end difficile », a-t-il prévenu. En prenant l’Autriche comme référence, il estime que Haas était alors « la huitième voiture la plus rapide ». Et sa conclusion est directe : « Si c’est encore le cas, nous n’allons pas marquer de points ce week-end. »
Haas apporte bien une petite évolution à Silverstone, que Bearman a décrite comme « un petit pas » censé aller « dans la bonne direction ». Mais son discours reste celui d’une équipe qui cherche d’abord à enrayer le recul face à des rivaux plus agressifs sur le plan technique.
Malgré ce contexte, Bearman aborde seulement son deuxième Grand Prix de Grande-Bretagne en Formule 1 avec un enthousiasme intact. Il a qualifié Silverstone de « définitivement l’un des meilleurs circuits du calendrier » et a expliqué que la présence de sa famille et du public local restait un moteur particulier. Selon lui, le soutien britannique pourrait lui offrir « trois dixièmes », « c’est apparemment ce que Nigel Mansell disait ».
Cet appui ne change pas le rapport de force de fond, mais Bearman refuse d’écarter totalement l’idée d’une ouverture. Il a rappelé que la météo avait bouleversé la course l’an dernier et que le podium de Nico Hülkenberg avait montré qu’« il peut tout se passer ». Pour Haas, c’est sans doute là que se situe l’enjeu du week-end : compenser un déficit de performance structurel en restant assez proche pour saisir la moindre occasion à Silverstone.
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