Red Bull n’est pas en train de couler à cause de son nouveau moteur maison. Après trois manches de la saison 2026, l’équipe de Milton Keynes n’a marqué que 16 points, occupe la sixième place du championnat constructeurs et se retrouve loin de Mercedes, Ferrari et McLaren. Mais le paradoxe du début d’année est là: le bloc Red Bull-Ford, très observé avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, n’apparaît pas comme la cause principale. Ce qui ressort surtout, c’est une RB22 lente dans les virages, mal équilibrée et imprévisible pour Max Verstappen comme pour Isack Hadjar.
Verstappen, pilote Red Bull, l’a dit aux médias, dont RacingNews365, à propos du groupe propulseur: « Le déploiement d’énergie est bon, ce n’est pas notre plus gros problème. » Dans le même échange avec les médias, dont RacingNews365, il a aussi expliqué: « En termes de puissance pure, ce n’est certainement pas notre pire point. » Il a bien précisé que Red Bull n’était pas au niveau de Mercedes, ajoutant aux médias, dont RacingNews365: « Nous ne sommes pas comme Mercedes, ils sont très forts, donc nous avons encore beaucoup de travail. »
Le constat le plus dur vient d’Hadjar. Le pilote Red Bull a attribué l’essentiel des difficultés au châssis dans des propos rapportés par les résumés: « Nous avons une bonne unité de puissance, le moteur est bon. Mais le côté châssis est terrible, très lent dans les virages. Le seul point positif, c’est que j’arrive à être rapide en pilotant la voiture, mais nous n’avons aucune idée de la direction à prendre pour progresser maintenant. » Après Suzuka, selon l’article résumé, il a encore insisté: « Le côté châssis est terrible. Simplement lent dans les virages, pour résumer. »
À Suzuka, interrogé par The Race sur le comportement de la RB22, Hadjar a décrit une voiture qui change de visage d’une séance à l’autre: « Nous n’avons pas d’appui, et c’est tout. Elle part dans un sens ou dans l’autre très, très vite. En EL3, l’équilibre était à l’opposé, on arrive en qualifications et c’est l’inverse. » Quand The Race lui a demandé s’il découvrait l’équilibre en plein tour, Hadjar a répondu: « Exactement. Et là, tu peux te crasher. Parce que tu n’en as aucune idée. Donc tu dois sans arrêt revoir tes attentes. Ce n’est pas agréable. »
Les chiffres collent à ce diagnostic. Après trois rounds, sprint compris, Red Bull compte 16 points, soit seulement deux de plus que Racing Bulls. Mercedes mène avec 135 points, Ferrari suit avec 90 et McLaren en a 46. Verstappen n’a inscrit que 12 points et pointe au neuvième rang du championnat pilotes. Hadjar, lui, a réussi à atteindre la Q3 lors des trois événements, selon les résumés, mais cela n’a pas suffi à masquer les limites de la RB22.
Ce tableau laisse malgré tout une marge de manœuvre à Red Bull. D’après les résumés, l’équipe a mieux affiné son moteur Red Bull-Ford que beaucoup ne l’attendaient, même si elle doit encore progresser en corrélation, en calibration et dans son exploitation. Verstappen, pilote Red Bull, a résumé cela aux médias, dont RacingNews365: « Nous devons mieux comprendre le déploiement du moteur, et être un peu plus solides, mais nous nous en sortons correctement. » Dans le même contexte, il a rappelé: « C’est un projet très récent », avant d’ajouter aux médias, dont RacingNews365, que « tout le monde travaille à fond et donne le maximum » et que l’équipe va « continuer d’essayer ».
L’enjeu de la pause avant Miami, du 1er au 3 mai, se situe donc surtout du côté du département technique dirigé par Pierre Waché. Selon les résumés, un châssis raté reste plus réparable qu’un moteur structurellement défaillant. Toute la question est maintenant de savoir si Red Bull peut rendre la RB22 plus cohérente et plus rapide assez vite pour sortir du milieu de grille où elle s’est installée en ce début de saison.