Oscar Piastri a relancé sa saison 2026 en deux courses, et Mark Webber, son manager, estime déjà que McLaren peut le ramener dans la lutte pour le titre après le net mieux aperçu à Miami.
Le contraste est saisissant avec le début d’année de l’Australien. Piastri n’avait pas bouclé le moindre tour en course lors des deux premières manches. En Australie, il était parti à la faute sur le tour de reconnaissance vers la grille. En Chine, des problèmes de groupe propulseur avaient empêché McLaren d’aligner Piastri et Lando Norris au départ. Depuis, il a rebondi avec une deuxième place à Suzuka puis une troisième à Miami, ce qui l’a fait remonter au sixième rang du championnat, à 57 points du leader Kimi Antonelli.
Ce redressement nourrit la confiance de Webber. Mark Webber, manager d’Oscar Piastri, a expliqué à RacingNews365 que la déception de la saison passée avait accéléré l’apprentissage de son pilote. « Quand on vise extrêmement haut et qu’on échoue de peu, il faut apprendre vite et rebondir », a-t-il déclaré. « C’est exactement ce qu’il a fait. » Webber a aussi qualifié Suzuka de « performance phénoménale » avant d’ajouter qu’il avait « une confiance totale » dans la capacité de McLaren à remettre sa voiture au niveau pour « se battre de nouveau pour le titre mondial », afin que Piastri puisse « faire encore mieux ».
Miami a donné du poids à cet optimisme. McLaren y a introduit sa première grosse évolution de la saison et a signé son week-end le plus solide de l’année. Norris a terminé deuxième derrière Antonelli, à 3,264 secondes, tandis que Piastri a arraché la troisième place après être parti seulement septième sur la grille. Sa remontée s’est conclue par un dépassement sur Charles Leclerc en fin de course, au terme d’un Grand Prix disputé dans des conditions qu’il a décrites comme très piégeuses.
Piastri a lui-même vu dans ce résultat un signal clair. Oscar Piastri, pilote McLaren, a reconnu que le week-end n’avait « pas été le plus simple », avec des qualifications « un peu désordonnées », mais il a jugé le rythme de course « plus encourageant ». Il a expliqué avoir dû dépasser plusieurs voitures avant une attaque tardive dans le dernier relais, puis a salué le progrès de son équipe. « Clairement, nous sommes un pas plus proches en performance », a-t-il dit. « Nous avons montré que si nous obtenons la position en piste, nous pouvons tenir le résultat. »
L’Australien voit même une progression directe par rapport à Suzuka. Il a rappelé que McLaren avait déjà été proche au Japon, avant d’affirmer qu’à Miami l’équipe avait « définitivement franchi un cap ». Son regard se tourne déjà vers Montréal, où d’autres évolutions sont attendues. « J’espère qu’au Canada nous pourrons encore franchir une nouvelle étape », a-t-il ajouté.
Cet élan reste pourtant encadré par une certaine prudence. Piastri a estimé que McLaren allait dans la bonne direction, sans avoir encore retrouvé le niveau atteint en 2025. Il a aussi souligné que Mercedes n’avait pas beaucoup fait évoluer sa voiture à Miami tout en restant au moins au même niveau, sinon légèrement devant sur un tour, et que l’équipe allemande préparait elle aussi un package pour le Canada.
C’est ce qui donne sa portée aux deux podiums de Piastri. Ils ont effacé un départ catastrophique et remis McLaren dans une dynamique crédible, mais le véritable test de ses ambitions passera maintenant par sa capacité à confirmer ce pas en avant face à une Mercedes qui reste la référence du moment.
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