Lando Norris gardera la pole du Sprint du Grand Prix de Miami après que les commissaires ont décidé de ne prendre aucune mesure contre le pilote McLaren, convoqué pour avoir potentiellement roulé inutilement lentement en qualifications.
Quelques heures après avoir signé sa première pole Sprint de la saison en 1'27"869, avec 0,222 seconde d'avance sur Kimi Antonelli et Oscar Piastri troisième, Norris a vu son résultat remis en cause par une enquête ouverte vendredi soir. Le dossier portait sur un possible non-respect de la limite de temps imposée entre les deux lignes de voiture de sécurité pendant le Sprint Qualifying.
La note de course du directeur d'épreuve fixait ce temps maximal à 108 secondes entre la ligne de voiture de sécurité à la sortie des stands et celle de l'entrée des stands, y compris lors des tours lents et des tours de sortie. Les commissaires ont bien constaté que « Car 1 (Norris) failed to stay below the required time limit as stipulated by the Race Director’s Competition Notes ».
Mais leur analyse a aussi retenu le contexte de l'incident. Dans leur décision, ils ont précisé que la McLaren était restée dans le delta autorisé pendant presque tout le tour avant d'être « suddenly » dépassée juste avant le virage 17 par la voiture 27 de Nico Hülkenberg. Cela a ensuite forcé Norris à réagir pour recréer un écart « necessary and appropriate » avant de lancer son tour rapide.
Les commissaires ont donc considéré qu'il s'agissait d'une circonstance atténuante et ont conclu que Norris « did not drive unnecessarily slowly ». Sa pole, la première de sa saison dans ce format, a ainsi été confirmée officiellement pour la grille du Sprint.
Cette validation sécurise l'un des meilleurs moments du week-end de Norris jusqu'ici, alors que sa séance avait d'abord été compliquée. Le pilote McLaren avait reconnu, après les qualifications, que son SQ2 avait été très difficile. « C'était très difficile. Mon SQ2 a été très mauvais, j'étais à environ une seconde », a-t-il expliqué.
Norris a ajouté que le choix stratégique en SQ3 avait été décisif. « Je me demandais si j'allais faire un ou deux tours, mais mon ingénieur m'a dit: “On fait un tour” », a-t-il raconté. Malgré une erreur au virage 16 et des conditions venteuses, ce pari lui a permis de transformer une séance hésitante en première place sur la grille, désormais confirmée face à Antonelli et Piastri.
© Jonathan Borba