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Mercedes renonce aux 24 % d’Alpine

Mercedes a mis fin aux discussions pour racheter les 24 % d’Alpine F1 détenus par Otro Capital, après un désaccord jugé irréconciliable sur la valorisation de l’équipe.

Selon la BBC, les échanges arrêtés le 29 mai portaient sur une participation minoritaire que Mercedes et Toto Wolff avaient pourtant accepté en principe d’acquérir auprès de Renault. Le blocage est venu du prix demandé par Otro Capital, qui réclamait 720 millions de dollars pour sa part en valorisant Alpine à 3 milliards de dollars, alors que Mercedes estimait l’écurie entre 2,2 et 2,4 milliards et n’était prêt à aller que jusqu’à environ 576 millions.

Un responsable de Renault, cité par BBC Sport, a confirmé la rupture des négociations en déclarant : « Nous comprenons que les discussions se sont arrêtées. »

L’intérêt de Mercedes s’inscrivait dans une logique plus large qu’un simple investissement financier. Le constructeur allemand voyait dans cette prise de participation un moyen de consolider une relation de long terme avec Alpine autour de la fourniture moteur, alors que l’équipe française utilise les unités de puissance Mercedes depuis cette saison seulement.

Le dossier ne dépendait pas uniquement de l’écart entre les chiffres. Renault conserve un droit de veto sur toute vente des parts d’Otro jusqu’en septembre et, d’après les informations rapportées, le groupe a décidé de ne pas relancer d’autres discussions. Il aurait aussi bloqué toute cession à un groupe lié à Christian Horner.

Cet échec laisse Alpine sans nouvel actionnaire minoritaire à un moment où l’équipe tente de reconstruire sa valeur sportive. Alpine occupe la cinquième place du championnat constructeurs après cinq courses cette saison, un net rebond après sa dernière place en 2025, mais pas suffisant pour rapprocher vendeurs et acheteur sur le prix de l’équipe.

Pour Mercedes, l’abandon du dossier complique aussi la planification à plus long terme. La marque veut réduire son nombre d’écuries clientes à deux au plus tard en 2031 avec l’arrivée des nouvelles réglementations moteur, alors qu’elle fournit aujourd’hui McLaren, Williams et Alpine. Sans lien capitalistique avec l’équipe d’Enstone, cette stratégie reste ouverte.