© McLaren_duo_1-2_finish_2010_Canada.jpg: Mark McArdle derivative work: Chubbennaitor (talk)

Hamilton relance le débat sur son déclic à Montréal

Lewis Hamilton a déclaré à Montréal en 2026 que sa première victoire en Formule 1, au Grand Prix du Canada 2007, avait suivi un bras de fer avec McLaren pour obtenir les mêmes conditions de carburant que Fernando Alonso en qualifications. Une fois cette égalité accordée, dit-il, il a signé la pole puis transformé l’occasion en premier succès.

Hamilton a replacé cet épisode dans le contexte de sa saison de débutant face au double champion du monde en titre. « En arrivant en F1, en tant que rookie face à un champion du monde, c’était difficile », a expliqué Lewis Hamilton aux médias à Montréal. Il a ajouté qu’il ne pouvait pas se satisfaire d’une deuxième place derrière Alonso. « Je voulais me mesurer, me battre. Je voulais gagner, et c’était un sentiment dominant. »

Selon lui, le problème portait sur la manière dont McLaren gérait les charges d’essence à l’époque, quand le carburant embarqué avant la Q3 conditionnait aussi le premier relais de course. Hamilton affirme que lors des cinq premières manches de 2007, Alonso roulait généralement plus léger d’environ deux tours, ce qui pénalisait sa propre performance au moment de jouer la pole. Il dit avoir eu le sentiment de devoir « travailler deux fois plus, voire davantage » et être « au moins un dixième plus rapide que lui, ou un peu plus » pour partir devant.

Le Britannique soutient avoir insisté auprès de l’équipe pour obtenir les mêmes conditions. « J’ai vraiment poussé très fort pour avoir la même quantité de carburant. Je disais: donnez-moi juste une chance et je montrerai ce que je peux faire », a-t-il raconté. D’après Hamilton, McLaren a fini par accéder à cette demande à Montréal. « Ils nous ont donné le même carburant pour cette course, j’ai fait la pole et ensuite j’ai gagné. Après, ils ont refait pareil à Indianapolis. »

Ce week-end canadien avait un poids particulier. Il ne s’agissait que de sa sixième course en F1, après cinq podiums lors de ses cinq premiers Grands Prix, et il arrivait à Montréal à égalité de points avec Alonso. En qualifications, Hamilton a battu son équipier de 0,456 seconde avant de convertir cette pole en première victoire.

Son récit reste toutefois impossible à vérifier complètement, les données de carburant de 2007 n’ayant pas été rendues publiques. Les statistiques d’arrêts au stand citées dans les sources vont plutôt dans son sens, Hamilton s’arrêtant généralement un à trois tours plus tard qu’Alonso en Australie, en Malaisie, en Espagne et à Monaco, ce qui peut indiquer une charge plus lourde.

Pour Hamilton, l’importance de Montréal dépasse donc la simple première victoire. « C’était un moment très spécial pour moi parce que je me suis battu pour quelque chose en quoi je croyais vraiment, et quand j’ai eu l’opportunité, j’ai confirmé cette conviction », a-t-il dit. Son souvenir en fait le moment où une frustration de rookie s’est transformée en preuve qu’il pouvait battre Alonso à armes égales.