Lewis Hamilton affirme que son rebond chez Ferrari en 2026 lui a déjà permis de répondre sur la piste à ceux qui annonçaient la fin de sa carrière, après une saison 2025 conclue sans le moindre podium.
Le contraste est brutal. Pour la première fois en 19 saisons de Formule 1, le septuple champion du monde avait terminé une année complète sans podium en Grand Prix lors de sa première campagne avec Ferrari. Ce passage à vide avait nourri les doutes autour de son niveau et relancé les appels à la retraite.
Hamilton n’a pas cité ses détracteurs, mais il a clairement visé les critiques apparues pendant cette période. Lewis Hamilton, pilote Ferrari, a expliqué qu’« au final, j’ai vu certaines personnes qui n’ont pas eu ne serait-ce qu’une fraction du succès que j’ai eu, parler négativement, comme elles continuent de le faire ». Il a ajouté que « ça fait du bien de pouvoir revenir, d’aborder cette saison et de bien commencer, de montrer que j’ai toujours ce qu’il faut pour me battre aux avant-postes. Je vais continuer à essayer de performer de cette manière ».
Son début de saison 2026 donne du poids à ce discours. En trois courses, Hamilton a déjà signé trois podiums, dont le premier dès la Chine, où il est monté sur le podium avec Ferrari pour la première fois à sa 26e course en rouge. Il occupe désormais la quatrième place du championnat pilotes, à huit points de son équipier Charles Leclerc avant la reprise à Miami.
Hamilton lie aussi ce redressement au changement de réglementation. Il s’est dit soulagé d’évoluer dans une génération de voitures débarrassée du marsouinage, un phénomène qui avait marqué l’ère précédente. « C’est vraiment agréable d’avoir commencé la saison sans marsouinage », a-t-il dit. Selon lui, « la génération précédente de voitures était un cauchemar pour tout le monde avec ce phénomène, sauf peut-être pour les Red Bull ».
Dans ce nouveau contexte technique, Hamilton estime que la hiérarchie se rejoue davantage sur la qualité réelle des voitures et sur la capacité de développement. Il parle d’une « grande remise à plat » et résume la situation ainsi: « On en revient simplement à la performance pure de la voiture. »
Le Britannique voit aussi un changement dans la façon dont Ferrari travaille avec lui en interne. Il a insisté sur l’importance des échanges à l’usine, qu’il juge enfin utiles dans cette nouvelle base technique. « C’est exactement ce dont nous avons besoin », a-t-il expliqué. Là où 2025 offrait peu de marge pour corriger une voiture qu’il n’avait jamais vraiment réussi à maîtriser, il estime qu’il est désormais possible de « planifier pour cette année ».
C’est ce qui donne une portée plus large à son rebond. Au-delà des trois podiums, Hamilton présente ce début de saison comme la preuve qu’il reste capable de se battre devant et que, dans ce nouveau cycle réglementaire, Ferrari a enfin une base crédible pour le remettre au cœur de la lutte aux avant-postes.
© Jonathan Borba