© Eterna

Colapinto plus tendu par la finale que par Spa

Franco Colapinto a reconnu jeudi à Spa-Francorchamps qu’il serait « beaucoup plus nerveux pour la finale que pour la course » avant Argentine-Espagne, programmée quelques heures après le Grand Prix de Belgique.

La finale de la Coupe du monde s’est imposée comme un thème central de la journée médias en Formule 1, avec Colapinto pour l’Argentine et Carlos Sainz ainsi que Fernando Alonso du côté espagnol. Le pilote Alpine, 23 ans, a résumé son état d’esprit sans détour: « Ça va être compliqué. Je serai sûrement beaucoup plus nerveux pour la finale que pour la course. » Il a ajouté qu’une affiche Argentine-Espagne était « la meilleure finale qu’on pouvait demander ».

Colapinto est arrivé sur le circuit avec le maillot de l’Argentine floqué Lionel Messi et le numéro 10, encore porté par la qualification face à l’Angleterre. Il a expliqué avoir regardé la demi-finale mercredi avec des amis, sa famille et son ancien ingénieur italien. Devant la presse à Spa, il a insisté sur sa fierté: il s’est dit « extrêmement heureux d’être argentin » et très fier d’une équipe qui, selon lui, « n’abandonne jamais ».

Le pilote Alpine a aussi pris soin de préciser que cet enthousiasme ne changeait rien à son approche du week-end. Pour lui, la différence est simple: il peut influer sur le résultat de sa course, pas sur celui de la finale. Son stress, a-t-il laissé entendre, vient justement de cette impuissance devant un match qu’il considère très spécial.

Il a salué la manière dont la sélection a représenté le pays et la force de caractère montrée jusqu’au bout contre l’Angleterre. Colapinto a expliqué que cette victoire renforçait encore sa fierté nationale, en particulier par la façon dont l’équipe a continué à se battre sans renoncer.

La finale complique aussi le programme de certains pilotes à Spa. Carlos Sainz, pilote Williams, a expliqué qu’il ne pourrait peut-être pas voir l’intégralité du match à cause de son trajet vers Monaco avec Charles Leclerc et des réunions Ferrari d’après-course. « J’espère que l’avion aura le Wi-Fi et que je pourrai regarder, ou au moins voir la seconde période », a-t-il dit, tout en jugeant que l’Espagne joue « un très bon football » face à une Argentine qu’il sait dangereuse.

Pour Colapinto, le football a donc pris une place inhabituelle dans l’atmosphère du paddock belge, sans faire passer la course au second plan. Mais son aveu dit aussi autre chose sur son dimanche: une fois le Grand Prix terminé, l’attention du seul Argentin de la grille se déplacera immédiatement vers une finale qu’il vivra avec plus de tension que sa propre course.