Gianpiero Lambiase, l’ingénieur de course de Max Verstappen chez Red Bull depuis 2016, quittera l’équipe au plus tard en 2028 pour rejoindre McLaren comme Chief Racing Officer. Et ce départ, dans une équipe déjà marquée par une série de sorties de premier plan à Milton Keynes, nourrit de plus en plus l’idée que l’avenir de Verstappen en Formule 1 ne se dessinera peut-être plus chez Red Bull.
Dans le podcast Up to Speed, le journaliste et présentateur Will Buxton a expliqué que, s’il ne s’agissait que d’un seul départ, on pourrait sans doute le relativiser. Mais, a-t-il rappelé dans ce contexte, Christian Horner, Helmut Marko, Adrian Newey et Jonathan Wheatley sont déjà partis, au point que « Max est le seul de l’échelon supérieur qui soit encore là ». Buxton, journaliste et présentateur, s’est alors demandé dans Up to Speed à partir de quand cette accumulation devient « le début de la fin » pour Verstappen chez Red Bull.
David Coulthard a apporté une nuance dans le même podcast. L’ancien pilote de F1 a estimé dans Up to Speed que le lien entre Verstappen, sa famille et Red Bull resterait fort, même si le Néerlandais venait à ne plus courir pour l’équipe. Mais Coulthard, ancien pilote de F1, a aussi prévenu dans Up to Speed que « rien ne dure éternellement » et que, si Red Bull continue plus tard cette année à chercher sans succès « une forme gagnante », Verstappen regardera où sa carrière peut le mieux s’exprimer.
Le poids du départ de Lambiase vient aussi de sa place très particulière aux côtés de Verstappen. Depuis l’arrivée du pilote chez Red Bull en 2016, il ne s’est pas contenté d’être une voix au muret. Les résumés le présentent comme son relais direct en piste, un pilier de ses succès et un élément central de son confort dans l’équipe.
Dans le podcast F1 Nation, Jolyon Palmer a décrit cette relation comme bien plus profonde qu’un duo pilote-ingénieur classique. Palmer, ancien pilote de F1 et chroniqueur pour le site officiel de la F1, a expliqué dans F1 Nation qu’ils avaient « une sorte de relation fraternelle » et que, malgré leurs accrochages radio, « ils se comprenaient complètement ».
James Hinchcliffe a insisté sur un point rare dans le paddock. L’ancien pilote et consultant, cité dans une analyse de leurs échanges radio, a rappelé que Helmut Marko, conseiller Red Bull, les avait comparés à « un vieux couple marié ». Hinchcliffe, ancien pilote et consultant, a ajouté dans ce contexte : « Max n’a jamais vu cela comme une insulte. [...] Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de gens capables de faire cela. »
C’est ce qui donne autant de portée à ce transfert vers McLaren. Dans F1 Nation, Palmer a présenté le départ de Lambiase comme « la pointe de l’iceberg » d’une équipe en difficulté. Palmer, ancien pilote de F1 et chroniqueur pour le site officiel de la F1, a déclaré dans ce podcast : « Red Bull n’est pas compétitive et le chemin pour le redevenir n’est certainement pas des plus simples si l’on considère tout le personnel qui s’en est allé. » Il a poursuivi dans le même échange : « Pour moi, Lambiase est une figure fondamentale ; d’une certaine manière, il fait le lien entre le pilote et l’équipe. [...] Je ne vois pas comment il peut rester longtemps, probablement déjà au-delà de la fin de cette année, à moins qu’ils n’aient un plan concret et montrent des signes évidents de progrès. »
Lambiase ne partira pas avant 2028, mais le mouvement dépasse déjà le simple changement de poste. Vu l’état actuel de Red Bull, selon les observateurs cités, cette séparation programmée ressemble à un nouveau test pour la capacité de l’équipe à convaincre Verstappen que sa place est toujours là.