Après trois Grands Prix en Australie, en Chine et au Japon, le duel interne qui ressort le plus en F1 2026 est déjà celui de Red Bull. Isack Hadjar y devance Max Verstappen de 0,08 seconde en moyenne en qualifications, alors qu’en course Verstappen reprend la main avec environ une demi-seconde au tour d’avance. Motorsport.com présente cet écart comme surprenant et difficile à expliquer, au moment où les nouvelles règles ont déjà rebattu plusieurs hiérarchies d’équipe.
Le constat demande quand même de la prudence. Motorsport.com et Motorsport-Total.com tirent ce premier bilan sur seulement trois week-ends, avec des échantillons encore réduits et plusieurs comparaisons perturbées par des soucis techniques, des abandons ou des non-départs. Mais sur certains duels, une tendance commence tout de même à se détacher.
Chez Red Bull, c’est justement le contraste entre le samedi et le dimanche qui intrigue. Selon Motorsport.com, Hadjar représente déjà un bond net par rapport aux équipiers de Verstappen en 2025. Yuki Tsunoda concédait alors 0,81 seconde en qualifications et 1,07 seconde par tour en course. Liam Lawson était à 1,49 seconde en qualifications et 1,86 seconde par tour en course. Cette fois, Hadjar est devant sur un tour, mais largement derrière en rythme de course.
Pour éclairer ce décalage, Motorsport.com relie la question aux voitures 2026 et à leur gestion de l’énergie. Le média explique que plus un pilote accélère tôt et freine tard, moins il lui reste d’énergie batterie disponible sur le tour. Dans ce contexte, Charles Leclerc, pilote Ferrari, a parlé de « tours fous », cité par Motorsport.com dans son analyse des nouvelles règles, et le média ajoute que ces tours sont devenus « presque impossibles ». Cela aide à comprendre pourquoi la hiérarchie en qualifications peut bouger, sans pour autant résoudre le cas Verstappen, que Motorsport.com décrit toujours comme une énigme ouverte.
Red Bull n’est pas la seule équipe où l’ordre interne a changé. Chez McLaren, Oscar Piastri mène Lando Norris de 0,14 seconde en qualifications et de 0,24 seconde par tour en course. Chez Mercedes, Andrea Kimi Antonelli a pris l’avantage sur George Russell, 0,08 seconde en qualifications et 0,17 seconde par tour en course. C’est d’ailleurs, selon Motorsport-Total.com, l’échantillon le plus propre du plateau, parce qu’Antonelli et Russell ont bouclé toutes les séances pertinentes depuis le début de saison.
Ferrari montre une image plus serrée. Charles Leclerc garde l’avantage sur Lewis Hamilton avec 0,13 seconde en qualifications et 0,07 seconde par tour en course. Selon Motorsport.com, c’est encore un progrès pour Hamilton par rapport à 2025, même si le média prévient que la tendance devra être confirmée sur d’autres circuits.
Plus bas dans la grille, Arvid Lindblad impressionne déjà chez Racing Bulls avec 0,13 seconde de mieux que Lawson en qualifications et 0,14 seconde par tour en course. Fernando Alonso reste devant Lance Stroll chez Aston Martin avec exactement 0,53 seconde d’avance en qualifications, comme en 2025, et 0,12 seconde par tour en course. À l’inverse, Franco Colapinto est l’un des pilotes les plus en difficulté. Selon Motorsport-Total.com, il cède 0,71 seconde à Pierre Gasly en qualifications et 0,79 seconde par tour en course chez Alpine.
Ces premiers chiffres ne racontent pas encore toute la saison. Mais après trois manches, ils montrent déjà une chose nette: les règles 2026 n’ont pas seulement resserré ou écarté certains duels, elles ont aussi inversé plusieurs rapports de force entre le chrono pur du samedi et le rythme du dimanche.