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Red Bull efface son retard avec son upgrade en Autriche

Red Bull a frappé fort à Spielberg avec une RB22 largement revue, allégée jusqu’au poids minimum réglementaire, et Max Verstappen a immédiatement transformé ce bond en performance en deuxième place à moins de deux secondes de Lewis Hamilton.

Le package autrichien touchait une grande partie de la voiture. Les entrées de pontons ont été redessinées pour mieux gérer les flux internes et optimiser la distribution de pression dans les canaux de refroidissement. Des louvres ont aussi été ajoutées sur le capot moteur pour améliorer la dissipation thermique, dans des conditions de forte chaleur, tandis que le plancher a été retravaillé au niveau du bord d’attaque et des surfaces latérales pour mieux contrôler les turbulences. Red Bull a également affiné les détails aérodynamiques autour du carénage de boîte de vitesses et de la suspension arrière.

Le package comprend aussi un profil FTM, placé juste derrière la sortie d’échappement. Ce concept, introduit d’abord par Ferrari, vise à améliorer l’efficacité du plan principal de l’aileron arrière en influençant l’écoulement d’air en sortie de diffuseur. Red Bull en a développé sa propre interprétation dans une évolution qui relevait d’un vaste travail de raffinement plutôt que d’un changement complet de philosophie.

Selon Paolo Filisetti, contributeur technique de RacingNews365, les sources indiquent aussi que cette RB22 mise à jour a atteint le poids minimum imposé par le règlement. C’est un cap important pour une équipe qui traînait un problème de surpoids depuis le début de saison, et un élément central pour comprendre le gain vu en Autriche.

La course a ensuite servi de validation. Parti cinquième après des soucis en essais libres et un gros crash en Q3, Verstappen a dépassé Kimi Antonelli et Charles Leclerc dès le deuxième tour, avant de se mêler à la lutte devant et de réduire progressivement l’écart. Il a finalement vu l’arrivée à moins de deux secondes du vainqueur.

Laurent Mekies, team principal de Red Bull, a expliqué à F1 TV que l’Autriche avait donné une image plus fidèle du progrès réel de l’équipe. « Nous savions que nous avions franchi un cap avec le nouveau package », a-t-il dit, avant d’ajouter que « la course allait nous donner le vrai chiffre de la manière dont nous avions réellement réduit l’écart ».

Mekies a replacé ce résultat dans la trajectoire de Red Bull cette saison. L’équipe était, selon lui, à plus d’une seconde du rythme capable de gagner en début d’année. Le package de Miami l’avait ramenée « dans la zone de la demi-seconde », puis l’évolution de Spielberg l’a portée « dans le dernier dixième » et « clairement à portée ». Il a aussi salué « probablement sans aucun doute la course la plus forte que nous ayons faite cette saison ».

Au-delà de la seule deuxième place, c’est cela que l’Autriche a changé pour Red Bull: une voiture longtemps handicapée par son poids et ses faiblesses aérodynamiques semble désormais capable de se battre pour la victoire sur le rythme pur.