Lando Norris estime que le retard de George Russell face à Kimi Antonelli relève autant du mental que du classement, et que le pilote Mercedes ne peut pas simplement copier l’approche « sans pression » qui l’avait aidé à renverser sa propre campagne pour le titre. Interrogé par des médias dont PlanetF1.com et RacingNews365, le champion du monde en titre a expliqué que Russell se trouve dans une situation psychologique très différente alors qu’il compte 50 points de retard sur son équipier après sept week-ends de course.
Le contexte rend l’avertissement de Norris particulièrement net. Antonelli mène le championnat 2026 avec 156 points après une série de cinq victoires consécutives entre la Chine et Monaco, tandis que Russell a glissé à la troisième place du classement, à neuf points de Lewis Hamilton et à 50 longueurs de son équipier Mercedes. Russell avait pourtant abordé la saison comme l’un des favoris déclarés au titre.
Norris sait ce qu’implique une remontée au championnat, mais il ne voit pas de parallèle simple. En 2025, après un abandon au Grand Prix des Pays-Bas, il s’était retrouvé à 32 points d’Oscar Piastri, son équipier australien. Il avait alors choisi de s’enlever de la pression, avec un état d’esprit résumé ainsi : « la pression était retombée, il fallait profiter de chaque course, essayer de gagner chaque week-end, et je n’avais plus rien à perdre ». Cette remise à plat, a-t-il dit, « a clairement fait une différence », avant qu’il ne renverse la situation pour décrocher le titre avec deux points d’avance sur Max Verstappen.
Mais c’est précisément là que Norris voit la limite de la comparaison. « L’an dernier, je suis passé d’un manque de confiance à un état d’esprit où je me suis dit : “Qu’est-ce que j’ai à perdre ?” George, lui, était très confiant et il est peut-être en train d’en perdre une partie », a expliqué Lando Norris, pilote McLaren et champion du monde en titre. « Chaque pilote doit trouver sa propre solution. Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas forcément pour l’autre. »
Pour Norris, Russell ne cherche donc pas la même réponse que lui un an plus tôt. Là où sa propre remontée passait par une reconstruction de la confiance, Russell doit peut-être d’abord enrayer son érosion. Norris a résumé ce dilemme en des termes très directs : « C’est difficile de savoir exactement ce qu’il faut faire dans cette situation. Est-ce qu’on se met encore plus de pression ? Ou est-ce qu’on essaie de ne plus en ressentir du tout ? »
Il a aussi souligné que la forme d’Antonelli rend l’exercice plus compliqué encore. Norris a décrit le leader du championnat comme un équipier qui réalise « un travail assez incroyable », « probablement meilleur que ce que la plupart des gens attendaient ici ». Selon lui, Russell doit composer avec un rival direct « qui ne fait pas d’erreurs » et qui le pousse constamment, en plus de son propre défi consistant à extraire le maximum de lui-même chaque week-end.
L’idée centrale de Norris est qu’un déficit de 50 points ne se comble pas seulement avec de la performance pure. Pour Russell, la question est désormais de trouver la bonne réponse mentale avant que l’élan d’Antonelli ne transforme l’avantage au classement en véritable ascendant dans la lutte pour le titre.
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