© Jonathan Borba

Madring écarte tout risque pour le GP d’Espagne

Luis Garcia Abad, directeur général du nouveau Grand Prix d’Espagne, a assuré que la course de Madrid au Madring se tiendrait bien du 11 au 13 septembre, rejetant à la fois les doutes sur l’avancement du chantier et l’idée d’un éventuel remplacement au calendrier de la Formule 1.

Interrogé par RacingNews365, Garcia Abad a balayé les rumeurs nées ces dernières semaines autour du site madrilène. « Ce n’est pas possible en termes de contrat », a-t-il déclaré au sujet d’une course de substitution, avant d’ajouter qu’il n’avait « aucun doute » sur la tenue de l’épreuve. Selon lui, « la FIA, la FOM et nous-mêmes, nous n’avons aucun problème pour livrer l’événement correctement ».

Ces spéculations avaient pris de l’ampleur après la diffusion d’images récentes du chantier, notamment prises en mars, qui laissaient penser que les travaux étaient en retard. Dans le paddock, cela avait alimenté l’hypothèse d’un vide au calendrier si le circuit n’était pas prêt à temps ou ne passait pas les tests d’homologation de la FIA.

Garcia Abad a reconnu que le principal enjeu n’était plus tant la piste elle-même que tout ce qui doit l’entourer pour accueillir le public. L’organisation vise 120 000 spectateurs par jour sur l’ensemble du week-end, ce qui place la priorité sur les tribunes et les installations annexes. Il a toutefois affirmé que la pose de l’asphalte devait être terminée d’ici la fin du mois et que le projet avançait selon le calendrier prévu. « Les choses sont très bien engagées en termes de livraison du projet, en termes de construction », a-t-il dit, tout en reconnaissant qu’« il reste encore beaucoup de choses à faire ».

L’un des arguments avancés par les promoteurs tient au choix du site d’IFEMA, appelé à accueillir le Grand Prix d’Espagne à la place de Barcelone-Catalogne. Garcia Abad souligne que le parc des expositions dispose déjà, depuis 35 ans, d’infrastructures lourdes comme l’alimentation en énergie, les parkings, une station de métro à l’entrée principale, le wifi et les sanitaires. Autant d’éléments qu’un circuit classique doit souvent ajouter bien plus tard dans le projet.

Le responsable espagnol a expliqué que la difficulté majeure du dernier mois avait surtout consisté à synchroniser les travaux avec l’activité quotidienne du parc des expositions. Le chantier a dû avancer sans perturber le fonctionnement habituel d’IFEMA, ce qui a ajouté une contrainte logistique plus qu’un doute sur la faisabilité de l’événement.

Madrid doit retrouver la F1 pour la première fois depuis 1981, dans le cadre d’un contrat de 10 ans courant jusqu’en 2035. Avant son baptême en Formule 1, le circuit doit encore achever l’installation des éléments temporaires comme les barrières, les publicités et les tribunes, puis obtenir l’approbation finale de la FIA, attendue à la mi-août.

Garcia Abad a aussi indiqué que Stefano Domenicali avait récemment inspecté le site et que le suivi du projet se faisait en coordination avec la F1. À moins d’un contretemps majeur d’ici l’homologation finale, Madrid reste donc en position de conserver sa date de septembre et de lancer sa première édition comme prévu.