Lewis Hamilton a balayé les rumeurs de retraite et assuré qu’il restait totalement engagé en Formule 1, mais Nico Rosberg estime que le pilote Ferrari n’a pas encore, ni par sa forme actuelle ni par la voiture, les armes pour aller chercher un huitième titre mondial en 2026.
Hamilton a répondu sans ambiguïté aux spéculations relancées ces dernières semaines. Le pilote Ferrari a affirmé qu’il était « encore pleinement investi » et « encore motivé ». Il a aussi insisté sur la clarté de sa situation contractuelle et sur son intention de rester durablement dans le paddock: « Mon contrat court encore, donc pour moi tout est clair à 100 %. J’aime toujours profondément mon travail, et je serai encore là pendant un bon moment, alors il va falloir vous y habituer. » Il a ajouté qu’il ne pensait « même pas » à la retraite.
Ce discours intervient alors que ses résultats montrent un vrai mieux chez Ferrari. Au Canada, Hamilton a signé, selon les éléments disponibles, son meilleur résultat en Grand Prix depuis son arrivée à Maranello. Il compte désormais 72 points et occupe la quatrième place du championnat pilotes, tout près de Charles Leclerc, crédité de 75 points. Au même stade de la saison, il n’en avait que 31 en 2025 et 19 en 2024, ce qui fait de ce départ son meilleur total au score depuis 2021.
Rosberg voit lui aussi cette progression. Sur le High Performance Podcast, l’ancien champion du monde a estimé qu’Hamilton roulait « nettement mieux que l’an dernier » avec la nouvelle réglementation, et il s’est dit impressionné par sa longévité à 41 ans. Il a salué sa capacité à construire un environnement stable pour rester performant au plus haut niveau et a jugé « incroyable » de le voir encore relever un défi aussi lourd que Ferrari.
Mais c’est là que son analyse se durcit. Rosberg pense qu’Hamilton peut gagner au moins une course cette saison, sans pour autant croire à un assaut crédible sur le titre. « Pour gagner le championnat, la voiture n’est pas assez bonne, et son niveau n’est pas encore tout à fait suffisant », a-t-il résumé.
Le problème, selon lui, ne se limite pas à la compétitivité pure de Ferrari. Hamilton doit aussi se mesurer en interne à Leclerc, que Rosberg décrit comme un pilote « au sommet de son art » et l’un des meilleurs de sa génération. Dans ces conditions, la marche vers un huitième sacre apparaît encore plus haute, même si la dynamique de Hamilton est clairement meilleure qu’à ses débuts en rouge.
L’enjeu pour Ferrari est donc désormais clair: Hamilton a fermé la porte à toute idée de départ imminent et son redressement est tangible, mais tant que la voiture ne franchira pas un cap et qu’il ne prendra pas l’ascendant sur Leclerc, la lutte pour le championnat restera hors de portée selon Rosberg.
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