Isack Hadjar a expliqué que Red Bull a passé l’intervalle avant le Grand Prix du Canada à analyser pourquoi il s’était retrouvé aussi loin de Max Verstappen à Miami, où la grosse évolution de la RB22 a propulsé son équipier en première ligne mais l’a laissé inhabituellement en retrait.
Jusque-là, l’écart entre les deux pilotes restait contenu en qualifications. À Suzuka, Hadjar avait devancé Verstappen de 0"158, et en Chine il n’avait concédé qu’un dixième. À Miami, en revanche, l’écart a dépassé huit dixièmes après l’introduction du nouveau package, un décrochage assez net pour pousser l’équipe à enquêter en profondeur avant Montréal.
Hadjar a décrit un travail intensif dans son côté du garage pour comprendre l’origine du problème. « Il y a eu beaucoup de travail depuis mon arrivée ici pour comprendre, aller loin dans l’analyse, comprendre pourquoi j’étais si loin, pourquoi de notre côté du garage on a eu autant de problèmes », a déclaré Isack Hadjar. « Clairement, on n’a pas fait du bon travail, mais on va certainement faire beaucoup mieux ce week-end. »
Son week-end de Miami ne s’est pas arrêté à cette perte de performance. Sa voiture a échoué aux vérifications techniques après les qualifications, ce qui l’a contraint à prendre le départ depuis la voie des stands. En course, il était remonté jusqu’à la 16e place avant de partir à la faute au 5e tour et de terminer dans le mur.
Près de deux semaines plus tard, Hadjar disait encore ruminer cette erreur. Auprès des médias, dont RacingNews365, il a reconnu: « J’étais juste énervé contre moi-même, un manque de concentration. » Il a ajouté qu’avant cet incident, « tout se passait bien » et qu’« il était clair qu’on allait finir dans les points », ce qui a renforcé sa frustration après un départ du fond de grille déjà compliqué.
Le défi canadien prend donc une importance particulière. Red Bull n’a pas apporté de changements majeurs supplémentaires ce week-end, et le format sprint ne laissera à Hadjar qu’une seule séance d’essais pour trouver le bon rythme. Il estime toutefois que le circuit Gilles-Villeneuve pourrait mieux convenir à la RB22. « Cela dépend de ce qu’ont apporté les autres équipes pour ce week-end, mais nous, on n’a rien fait pour ce week-end », a-t-il dit. « J’espère que notre voiture fonctionnera bien dans cette plage de vitesses. Il n’y a pas de virages rapides, donc cela devrait clairement un peu mieux nous convenir. »
Après une seule arrivée dans le top 10 lors des quatre premières manches et une 13e place au championnat pilotes, Hadjar fixe un objectif simple pour Montréal: réduire l’écart et se mêler à la bagarre plus haut dans la hiérarchie. « L’équipe comme moi devons faire mieux que le week-end dernier, parce qu’on manque de rythme », a-t-il dit. « Si on y parvient, je veux juste rejoindre la lutte avec les autres. C’est l’objectif ce week-end. »
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