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Fornaroli décroche un test Haas après Barcelone

Leonardo Fornaroli pilotera la Haas VF-25 lors d’un test TPC de deux jours à Jerez, les 17 et 18 juin, une ouverture concrète dans sa quête d’un baquet de Formule 1 en 2027 à peine quelques jours après des débuts remarqués avec McLaren en FP1 à Barcelone.

Haas a confirmé dans un communiqué que « TGR Haas F1 Team a la capacité de tester et d’évaluer des pilotes via son programme TPC (Testing of Previous Cars) » et que Fornaroli s’était vu « offrir l’opportunité de piloter sa VF-25 » sur le circuit andalou. Le pilote de réserve Ryō Hirakawa participera aussi au test, ce qui donne à cette séance la forme d’une évaluation officielle plutôt qu’un simple roulage.

Le timing compte. Fornaroli, 21 ans, sort de sa première apparition dans un week-end de F1 avec McLaren à Barcelone, où il a terminé cinquième de la séance de FP1. Cette sortie a renforcé son profil au moment même où McLaren commence à chercher activement une voie d’accès à la grille pour son pilote de réserve, sacré champion de F2 après avoir déjà remporté le titre en F3 la saison précédente.

La porte est difficile à ouvrir chez McLaren elle-même, puisque Lando Norris et Oscar Piastri sont installés à long terme. C’est ce qui rend une piste extérieure comme Haas immédiatement pertinente pour Fornaroli, recruté par McLaren en fin d’année dernière dans un rôle d’essais et de réserve.

Andrea Stella, team principal de McLaren, a clairement indiqué que l’objectif du team restait la F1. « Leonardo est certainement un atout pour la Formule 1 dans le futur », a déclaré Andrea Stella, team principal de McLaren, après Barcelone. « Nous voulons qu’il pilote, certainement. Dans le futur, il pourra peut-être piloter pour McLaren Racing, mais je pense que nous devons travailler avec Leonardo pour explorer des possibilités en Formule 1. »

Cette volonté s’appuie aussi sur ce que Fornaroli a montré lors de sa première séance officielle. Stella a expliqué que McLaren lui avait confié en début de FP1 un travail aérodynamique exigeant avec des rakes pour comprendre le comportement de l’aileron avant, un exercice qui demandait de tenir une vitesse constante au milieu de voitures roulant à rythme normal. Selon lui, l’Italien l’a exécuté « avec un grand niveau de professionnalisme et un grand niveau de précision ».

Une fois libéré pour des relais plus représentatifs et équipé de deux trains de pneus, « un usé, un neuf », Fornaroli a aussi montré de la vitesse. Stella a estimé que son écart aurait dû être encore plus réduit, en expliquant qu’il fallait « enlever deux dixièmes de seconde » perdus en ligne droite à cause de la gestion de la batterie et de la familiarisation avec le groupe propulseur. Il a conclu être « très heureux de son attitude, de sa vitesse et de sa régularité ».

Le test de Jerez devient donc plus qu’une récompense après Barcelone. Pour Fornaroli, c’est déjà une première passerelle tangible vers la grille 2027, au moment où McLaren admet ne pas pouvoir lui offrir une voie directe en interne mais cherche désormais à lui en créer une ailleurs en Formule 1.