À peine trois courses sous le nouveau cadre 2026, la FIA relance déjà le chantier de la gestion énergétique, avec la répartition 50/50 en ligne de mire. L’instance a profité d’une pause imprévue du calendrier, née du report des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie Saoudite, et agit aussi dans le sillage du gros crash d’Oliver Bearman à Suzuka. Le 9 avril, la FIA a réuni équipes et motoristes pour une première séance de travail qui a placé l’énergie au cœur des débats.
Au sortir de cette réunion inaugurale, la FIA a confirmé un mouvement collectif, sans décision arrêtée. "It was generally agreed that although the events to date have provided exciting racing, there was a commitment to making tweaks to some aspects of the regulations in the area of energy management," a indiqué la FIA, l’instance dirigeante de la F1, dans un communiqué publié à l’issue de la réunion du 9 avril. Le dossier énergétique domine donc l’agenda, sur fond de critiques récentes autour des qualifications et de la sécurité des nouvelles règles moteurs.
Ces échanges devaient à l’origine intervenir après les trois premières manches. Ils ont été avancés grâce à la fenêtre laissée par le calendrier. "It was agreed earlier in the year by all parties that this sequence of meetings would take place following the first three races of the 2026 Formula 1 season," a rappelé la FIA dans le même communiqué du 9 avril. La logique, selon la Fédération, consiste à exploiter les données techniques déjà récoltées pour ajuster les textes sans perdre de temps.
La feuille de route est posée et très resserrée. Réunion sur le règlement sportif le 15 avril pour discuter des changements de la section B, destinés à faciliter d’éventuelles évolutions techniques. Nouvelle session technique le 16 avril pour poursuivre les points déjà ouverts et en traiter de nouveaux. Puis sommet de haut niveau le 20 avril, avec l’ensemble des parties prenantes, dont les team principals et le PDG de la F1 Stefano Domenicali, pour examiner les options privilégiées par les groupes techniques et tenter de dégager une voie commune. "A high-level meeting with representation from all stakeholders is scheduled for April 20 where it is anticipated that preferred options jointly proposed by the technical teams will be considered and a consensus sought on the way forward," a précisé la FIA dans son communiqué du 9 avril.
Reste l’étape formelle. Même si un consensus émerge durant ce cycle, la validation ne sera pas immédiate. "Any changes to the regulations will be subject to the FIA WMSC approval process," a conclu la FIA, dans son communiqué publié après la réunion du 9 avril, en référence au passage obligatoire devant le World Motor Sport Council. Le tempo est donc lancé, avec l’énergie comme fil rouge et la sécurité en toile de fond, alors que le choc de Bearman au Japon a ravivé les questions autour des nouvelles unités de puissance.