La F1 2026 a déjà trouvé son point de friction. À Suzuka, Oliver Bearman est parti au mur après avoir rejoint à 308 km/h une voiture roulant sans puissance à environ 250 km/h, dans un écart de vitesse que l’article estime possible jusqu’à 50 km/h avec les nouvelles règles. Le choc a atteint 50G et Bearman s’en est sorti avec des blessures légères. Dans le même temps, Ferrari, McLaren et Red Bull ont vu un début de saison où les dépassements ont explosé. C’est ce contraste qui pousse désormais la FIA à discuter de corrections rapides.
Après le Grand Prix du Japon, la FIA a lancé des échanges techniques pour chercher des améliorations, selon l’article. La priorité porte sur la sécurité et sur des retouches de gestion d’énergie, surtout via des ajustements logiciels plutôt qu’une réécriture complète du règlement. Le sujet touche aussi les qualifications, où plusieurs pilotes jugent qu’il est devenu plus difficile d’attaquer à fond sur un tour.
Sur la piste, les chiffres sont nets. L’Australie a compté 39 dépassements contre 17 en 2025. La Chine est passée de 31 à 71. Le Japon est monté de 15 à 43. Les trois premières manches ont donc plus que doublé le volume de dépassements par rapport à l’an dernier. Lewis Hamilton, pilote Ferrari, a salué cette évolution en déclarant, selon l’article, sans autre contexte de prise de parole précisé : « C’est ce que la course devrait être. La lutte entre dépassements et contre-dépassements doit continuer, et ne pas se terminer avec un seul dépassement. »
Mais tout le paddock ne lit pas ces chiffres de la même façon. L’article décrit des dépassements jugés artificiels, facilités par les boosts électriques. Il met surtout en avant un « effet yo-yo » : un pilote utilise sa batterie pour passer, vide son énergie, puis redevient vulnérable presque aussitôt. Max Verstappen a résumé son rejet de ce format en le qualifiant d’« anti-course », selon l’article, sans autre contexte de prise de parole précisé.
La question la plus lourde reste celle de la sécurité. L’accident de Bearman à Suzuka a donné un cas concret à des craintes déjà évoquées avant le début de saison, selon l’article. Oscar Piastri, pilote McLaren, a déclaré, selon l’article, sans autre contexte de prise de parole précisé : « Je comprenais que cela pouvait arriver. Il y a beaucoup de choses à améliorer, et la sécurité doit être revue immédiatement. » Andrea Stella, directeur de l’écurie McLaren, a ajouté, selon l’article, sans autre contexte de prise de parole précisé : « Ce n’est pas une surprise. C’était un problème que nous avions signalé dès les essais. Sur la sécurité, nous avons la responsabilité d’agir immédiatement. »
Malgré cette pression, la F1 et la FOM n’envisagent pas de bouleverser la formule. Selon l’article, elles excluent des « changements drastiques » et s’appuient sur une hausse de la fréquentation et des audiences lors des trois premiers rendez-vous. L’Australie est passée de 465 498 à 483 934 spectateurs. La Chine a grimpé de 220 000 à 230 000. Le Japon a bondi de 266 000 à 315 000. Les audiences TV combinées qualifications-course ont aussi progressé de 26 % en Australie, 32 % en Chine et 19 % au Japon, selon l’article.
La ligne actuelle est donc assez claire. Le règlement a rendu les courses plus animées et soutenu l’intérêt du public, selon les chiffres avancés par la F1. Mais après Suzuka, la FIA doit corriger vite ce que la nouvelle gestion d’énergie peut créer de plus dangereux, sans casser le mouvement qui a relancé l’action en piste.