Carlos Sainz a bouclé les premiers tours du nouveau Madring de Madrid au volant d’une Ford Mustang GT de 450 ch et son premier verdict est fort avant le Grand Prix d’Espagne 2026 : le tracé de 5,4 km et 22 virages est « plus rapide qu’il n’en a l’air ».
Le pilote Williams, également ambassadeur du circuit, a surtout donné du poids à un projet encore en chantier en décrivant une piste bien plus convaincante que ce que laissaient imaginer les rendus. Dans une vidéo diffusée par la Formule 1, il a expliqué qu’il ne s’attendait pas « à prendre autant de plaisir », ni à découvrir un circuit « aussi fluide » et « aussi large », où l’on peut « s’appuyer longtemps sur la voiture », en particulier dans la partie la plus ouverte du tracé. « Franchement, c’est impressionnant », a-t-il dit.
Ce contraste entre les deux moitiés du tour est justement ce qui l’a le plus marqué. Sainz a décrit une première section plus serrée, au style urbain, avant une transition brutale vers une portion permanente bien plus rapide. Il a particulièrement mis en avant la sortie du virage 7 et l’approche du virage 8, avec du dénivelé, une visibilité très réduite et un gros freinage. Selon lui, on passe d’une zone très fermée à un passage aveugle, puis la piste s’ouvre soudainement, « comme si on traversait un écran pour entrer dans un autre monde ».
Le symbole de cette identité reste La Monumental. Sainz a expliqué que ce long virage relevé d’environ 500 à 550 mètres, avec 24 % de banking, l’avait surpris par une caractéristique absente de ce qu’il imaginait. « Je pensais que La Monumental n’avait que du banking, mais en fait elle est aussi aveugle. Vous avez créé un bon cocktail », a-t-il lancé. Il estime que les F1 devraient y entrer à fond, avec peut-être un léger lever de pied au milieu pour aider le train avant à tourner.
Au-delà du spectacle visuel, son retour est aussi intéressant sur le plan sportif. Sainz voit plusieurs possibilités de dépassement, dès le freinage des virages 1-2 puis vers l’enchaînement des virages 5-6, où l’usage de la batterie devrait devenir « très stratégique » avec deux longues lignes droites dans le tour. Il a aussi pointé le virage 13 et la fin du tracé comme d’autres zones d’attaque, tout en soulignant que la largeur de la piste et les trajectoires possibles devraient aider les pilotes à se suivre de près.
Cette première sortie compte d’autant plus que le Madring doit accueillir le Grand Prix d’Espagne en septembre 2026, à la place de Barcelona-Catalunya, dans le cadre d’un accord allant de 2026 à 2035. Le site, près de l’IFEMA et de l’aéroport de Barajas, reste en construction et doit encore passer une inspection de la FIA à la fin du mois.
En validant publiquement un circuit déjà praticable et plus impressionnant que prévu, Sainz transforme donc une promesse architecturale en perspective sportive crédible. Son verdict renforce l’idée que Madrid arrivera au calendrier avec un tracé au caractère très affirmé, entre section urbaine serrée et portion permanente à grande vitesse, et avec de vraies opportunités de dépassement pour les F1 de 2026.
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