Aston Martin a démenti toute confirmation d’un accord avec Jonathan Wheatley après l’apparition, jeudi à Montréal, d’un panneau de parking l’associant à l’équipe dans l’enceinte du Circuit Gilles Villeneuve, un épisode finalement attribué à une simple erreur d’impression par le promoteur Bell GPCanada.
La rumeur a pris feu en quelques minutes dans le paddock du Grand Prix du Canada. Une photo publiée sur les réseaux sociaux par le photographe F1 Kym Illman montrait une place réservée dans le parking des team principals au nom de « Jonathan Wheatley », avec la mention Aston Martin. Dans un environnement où le moindre détail est scruté, voir le nom d’un dirigeant libre de tout engagement affiché dans une zone aussi sensible a immédiatement été interprété comme le signe d’une nomination imminente.
Le panneau n’est pourtant pas resté longtemps en place. Selon des informations confirmées par GPblog et reprises dans les résumés, il a été retiré peu après son apparition. Cela n’a pas empêché la spéculation de se propager avant qu’une clarification officielle n’arrive, d’autant que le nom de Wheatley circule depuis plusieurs mois autour d’Aston Martin.
Face à l’agitation, l’équipe britannique a renvoyé vers l’explication fournie par Bell GPCanada. Le promoteur a assuré qu’il s’agissait d’un problème matériel déjà corrigé. « Nous sommes conscients de l’erreur d’impression survenue hier. Le problème a été réglé rapidement. Nous présentons nos sincères excuses pour toute confusion que cela a pu provoquer », a indiqué Bell GPCanada.
Ce démenti n’a pas totalement éteint l’intérêt autour de l’affaire, car le contexte rendait la confusion crédible. Wheatley, 59 ans, a récemment quitté de façon inattendue le projet Audi F1, où il occupait le poste de team principal au début de l’entrée du constructeur dans la discipline. Son départ a aussitôt relancé les questions sur sa prochaine destination et alimenté les discussions dans le paddock.
Le lien avec Aston Martin ne sortait pas non plus de nulle part. Ces derniers mois, Wheatley a été régulièrement associé à l’équipe de Silverstone, notamment en raison de sa proximité passée avec Adrian Newey à l’époque Red Bull. C’est précisément ce passé commun qui a donné du poids au panneau aperçu à Montréal, même en l’absence de la moindre confirmation officielle d’un contrat signé.
En termes de lecture paddock, l’incident montre surtout à quel point l’avenir des figures dirigeantes reste un sujet hypersensible en Formule 1. Un simple panneau mal imprimé dans le parking réservé aux patrons d’équipe a suffi à déclencher une rumeur mondiale autour d’un poste stratégique chez Aston Martin, alors même que l’équipe assure qu’aucune annonce n’a été faite sur Jonathan Wheatley.
© Jonathan Borba