À 18 ans, Arvid Lindblad a déjà marqué à Melbourne et atteint la Q3 à Suzuka. Seul rookie de la grille, le pilote Racing Bulls enchaîne les étapes sans s’attarder sur la pression. Il répète qu’il n’en ressent pas, qu’il vit son rêve, et ses premiers résultats collent à ce discours.
Au Japon, Lindblad a signé sa première Q3 avant de finir 14e. Il roulait 10e quand il s’est arrêté au 18e tour. La Safety Car déclenchée par l’énorme crash d’Oliver Bearman chez Haas a offert des arrêts gratuits à ses rivaux et a effacé ses chances de points. Frustrant sur le papier, mais logique au vu du timing. Après coup, il a gardé son cap et parlé d’apprentissage plutôt que d’injustice.
"Ces premières courses m’ont donné un gros regain de confiance. J’ai montré que j’ai le talent. J’ai montré que je suis rapide et ce que je peux faire. Et je pense avoir livré quelques performances plutôt bonnes et impressionnantes. Mais en même temps, il y a encore beaucoup de choses sur lesquelles travailler et à améliorer. Je vais bosser dur pendant la pause pour revenir dans une meilleure position", a déclaré Arvid Lindblad, rookie Racing Bulls, après sa 14e place à Suzuka, devant les médias.
Interrogé sur la pression du système Red Bull, il a assumé sa ligne de conduite. "Je vis mon rêve, donc je ne pense pas qu’il devrait y avoir une quelconque pression. Au final, je suis l’un des 22 pilotes qui ont la chance de conduire les voitures les plus rapides autour du monde, et de découvrir des lieux fous", a-t-il ajouté, pilote Racing Bulls, en marge du week-end de Suzuka au Japon.
Son adaptation express s’est aussi vue en Chine, son premier format Sprint. Un souci en essais libres l’a presque privé de roulage. Malgré ça, il s’est qualifié juste derrière son coéquipier Liam Lawson pour le Grand Prix. En course, il n’a pas pu remonter jusqu’aux points. Après Suzuka, il a fixé son prochain objectif: marquer à Miami pour réduire l’écart de six points qui le sépare de Lawson au championnat.
Cette trajectoire n’étonne pas à Faenza. Dès l’Australie, Peter Bayer, PDG de Racing Bulls, a expliqué à Motorsport-Total.com que le nouveau venu avait déjà impressionné les ingénieurs par son éthique de travail et sa rapidité d’adaptation à des voitures et à une réglementation bien plus complexes que dans les formules de promotion. Le discours colle aux faits: un départ dans les points à Melbourne, une Q3 à Suzuka, et une gestion calme des aléas qui brouillent souvent les débuts. Lindblad avance vite, sans bruit, et sans demander d’excuses.