Fernando Alonso a déclaré jeudi, lors de la conférence de presse FIA avant le Grand Prix d’Espagne 2026, que l’épreuve de ce week-end serait « probablement » sa dernière course de Formule 1 à Barcelone, tout en assurant qu’il n’avait pas encore décidé s’il poursuivrait au-delà de cette saison.
Le pilote Aston Martin a expliqué que l’absence de Barcelone du calendrier 2027 donne un poids particulier à ce rendez-vous. « Ce sera un week-end spécial, probablement ma dernière course à Barcelone en Formule 1 », a-t-il dit, en ajoutant qu’il voulait « remercier tout le monde » avant ce qu’il considère comme son 23e Grand Prix d’Espagne. « Tous ont été magiques et celui-ci doit l’être aussi. »
Alonso a toutefois pris soin de ne pas présenter cela comme l’annonce de sa retraite. Son contrat actuel avec Aston Martin court jusqu’à la fin de la saison 2026, et il a répété qu’il ne trancherait qu’après l’été. « Je n’ai rien décidé pour le moment. Après l’été, je prendrai la décision de continuer ou non », a-t-il dit. « Barcelone ne sera évidemment pas au calendrier l’an prochain et, si je ne sais pas ce que je vais faire l’année prochaine, il est presque impossible de savoir ce que je ferai dans deux ans. » Plusieurs éléments du calendrier pointent vers un retour de Barcelone seulement en 2028.
Cette incertitude n’est pourtant pas, selon lui, le sujet le plus difficile à gérer. À 44 ans, alors qu’il fêtera ses 45 ans fin juillet, Alonso a insisté sur le fait que le vrai problème est sportif. Il s’attend à un week-end compliqué pour Aston Martin et n’a pas caché ses limites de performance sur ce circuit. « Je ne serai pas compétitif », a-t-il reconnu, avant d’expliquer que « le plus difficile est de ne pas gagner de courses et de ne pas être compétitif ». Le fait que cette saison soit ou non sa dernière « ne [l’]affecte pas beaucoup », a-t-il ajouté, en disant être « en paix » avec sa carrière et sa vie.
Cette lucidité sportive contraste avec l’importance personnelle du lieu. Alonso a décrit Barcelone comme « un endroit très spécial », en rappelant que le circuit a accueilli plusieurs jalons majeurs de son parcours, de son premier test en monoplace en 1994 à ses premiers essais avec Renault et Benetton. Son souvenir principal reste toutefois sa victoire au Grand Prix d’Espagne 2006. Après son titre mondial 2005, il se souvenait d’une attente immense autour de ce week-end-là, parti de la pole avant une victoire à domicile qu’il place au sommet de ses souvenirs sur le circuit.
Le message d’Alonso est donc double à l’approche de cette course: Barcelone ressemble bien à un adieu probable en F1, mais la décision sur la suite viendra plus tard. D’ici là, ce qui pèse le plus dans son discours n’est pas la perspective d’arrêter, mais l’incapacité actuelle d’Aston Martin à lui donner une voiture capable de se battre là où il estime devoir être.
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