© Jonathan Borba

Alonso fixe l’été pour trancher sur son avenir

Fernando Alonso a expliqué à Miami qu’il prendra cet été une décision sur son avenir en Formule 1 après 2026 avec Aston Martin, tout en assurant qu’il se sent encore « à 100% » et qu’il continuera à courir, en F1 ou ailleurs.

Le pilote Aston Martin, âgé de 44 ans, a dit à MARCA et en conférence de presse qu’il n’avait pas encore commencé à réfléchir « en profondeur » à la suite. Son contrat court jusqu’à fin 2026 et, malgré des échanges réguliers avec Lawrence Stroll et l’équipe, le sujet n’a pas encore été traité en détail. Alonso a précisé qu’ils s’étaient vus à Monaco le week-end précédent et avaient partagé « un dîner très agréable », mais que les discussions avaient surtout porté sur le présent. « Je sais qu’à un moment cette année, vers l’été ou juste après, je devrai prendre une décision », a-t-il dit.

Cette décision, Alonso veut d’abord la prendre sur le plan personnel. Quelques semaines après être devenu père, il a expliqué qu’il devait en parler « en famille, avec les miens » avant de choisir ce qu’il fera l’an prochain. Il dit aborder la situation avec calme, sans sentir que le moment de s’arrêter est arrivé. Il a rappelé qu’un départ serait « une décision très difficile » parce qu’il aime toujours courir, qu’il se sent encore compétitif, motivé et heureux au volant.

C’est aussi ce qui pèse dans sa réflexion sportive. Alonso a insisté sur le fait qu’il ne voulait pas quitter la F1 au moment où il se sentirait lent ou en difficulté. « Je veux quitter le sport en me sentant rapide », a-t-il expliqué, en ajoutant qu’il ne voulait pas partir « quand tout le monde m’aura battu » ou quand les erreurs commenceraient à s’accumuler. À ses yeux, son niveau actuel montre encore qu’il peut apporter des résultats à Aston Martin, « à condition que la voiture soit compétitive », et il estime que la décision dépend « en grande partie » de lui malgré « les 44 ans sur la carte d’identité ».

Le contexte chez Aston Martin compte aussi. Alonso reconnaît que la saison actuelle laisse un goût amer, mais il ne veut pas lier toute sa décision aux difficultés du moment. Il a même laissé entendre que la perspective sportive pourrait être meilleure s’il continue, en jugeant que la prochaine saison serait « meilleure que l’actuelle » parce qu’elle correspondrait à la deuxième année du projet avec Honda. Son discours reste celui de la patience et de la confiance dans la trajectoire de l’équipe plutôt que dans les résultats immédiats.

Même s’il quittait la Formule 1, Alonso a clairement fermé la porte à une retraite totale. « Je ne raccrocherai pas le casque », a-t-il assuré en expliquant qu’il continuera à courir dans une autre catégorie s’il arrête la F1. Le Dakar reste « une possibilité » à ses yeux, avec l’idée de réussir à haut niveau en endurance, en Formule 1 et en rallye-raid. Il a aussi évoqué un possible retour au Mans après avoir roulé récemment avec le prototype Aston Martin Valkyrie, une expérience qu’il a qualifiée de « fantastique ».

Ce futur hors F1, s’il devait arriver, ne signifierait pas une rupture avec Aston Martin. Alonso a expliqué qu’il resterait lié à l’équipe « dans un rôle différent » et qu’il continuerait d’être actif d’une manière ou d’une autre. C’est ce qui nourrit son calme actuel, malgré l’incertitude sur 2027.

Il a aussi reconnu qu’il préférerait ne pas tourner la page sur le « mauvais goût » d’une saison compliquée, tout en admettant que ce genre de sortie ne se choisit pas vraiment. « Seul Rosberg l’a fait », a-t-il glissé avec un sourire. Pour l’instant, son message est plus net que son calendrier: Alonso n’a pas encore tranché, mais il ne se voit ni fini, ni loin des circuits, et son niveau actuel lui laisse la main sur la suite.