Allan McNish a expliqué à Miami que devenir directeur de course d’Audi en Formule 1 après le départ inattendu de Jonathan Wheatley avait été une évidence, parce qu’il vit le projet depuis son lancement et qu’il a accepté sans hésiter l’appel de Mattia Binotto.
Le changement est intervenu très tôt dans la saison 2026. Wheatley a quitté Audi pour des raisons personnelles après seulement deux manches, et Binotto a alors demandé à McNish d’élargir ses fonctions dans un rôle nouvellement créé afin de répartir la charge de travail. Le nouvel homme fort des opérations en piste a ainsi pris en charge les week-ends de Grand Prix, tout en conservant la responsabilité du programme de développement des pilotes.
À Miami, le Britannique a insisté sur le fait que son revirement personnel était aussi surprenant pour lui que pour les autres. Allan McNish, directeur de course d’Audi F1, a rappelé qu’au moment de sa retraite en 2013, il s’était juré de ne jamais basculer dans le management. « Quand j’ai pris ma retraite en 2013, j’ai dit que je ne serais jamais impliqué dans la gestion d’équipe ou quoi que ce soit d’autre, parce qu’il faudrait gérer des pilotes comme moi, et je savais à quel point j’étais difficile », a-t-il déclaré. « Mais la réalité, c’est que les choses changent. La vie change. Donc la règle, c’est de ne jamais dire jamais. »
S’il a finalement accepté, c’est parce qu’il connaissait déjà en profondeur le programme Audi. McNish a expliqué qu’il suivait ce projet depuis le premier jour, dans différents rôles, et que voir la voiture courir pour la première fois à Melbourne avait été un moment spécial. Quand Binotto l’a appelé pour discuter du poste, sa réponse a été immédiate. « Oui, à 100 %, parce que je vis ce projet depuis le premier jour. Pourquoi est-ce que je ne le ferais pas ? »
Cette prise de fonction n’a pourtant rien eu d’une transition sans tension. Pour son premier week-end à la tête des opérations course en F1, à Miami, McNish a reconnu avoir traversé une vraie phase d’apprentissage. Il a même admis avoir été « plus nerveux que jamais ». Il a décrit l’épreuve floridienne comme « clairement une course d’apprentissage » pour comprendre comment toutes les pièces du dispositif s’imbriquent, dans un rôle qui va au-delà du seul mur des stands.
Il a aussi précisé le partage des responsabilités avec Binotto. « Mattia est le team principal, c’est le CEO, moi je suis le directeur de course », a résumé McNish. Binotto conserve la supervision du groupe propulseur et des opérations d’Hinwil, tandis que lui se concentre sur tout ce qui touche aux opérations en piste pendant les week-ends de Grand Prix. Selon McNish, Binotto est là en soutien, « un soutien fantastique », plutôt que dans l’exécution directe de son rôle.
Ce choix confirme surtout la volonté d’Audi de s’appuyer sur une solution interne au moment de stabiliser son organisation en pleine saison. Déjà impliqué de longue date dans le projet F1 et passé auparavant par la direction de l’équipe Formula E du constructeur, McNish incarne une continuité que l’équipe juge essentielle alors qu’elle cherche désormais à transformer cette réorganisation en progrès sur la piste.
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