Isack Hadjar n’a pas ménagé ses mots. Pour le pilote Red Bull Racing, la RB22 2026 est plus difficile à piloter que la RB21, et en plus moins rapide. Laurent Mekies parle déjà d’un second lancement de saison à Miami, un besoin pressant alors que Red Bull concède jusqu’à une seconde au tour à Mercedes depuis Melbourne et que l’écart s’est creusé en Chine puis confirmé à Suzuka.
Hadjar a décrit une voiture instable et pauvre en appui par rapport à 2025. « Il y a de grandes différences entre la RB21 et la voiture de cette année. C’est complètement nouveau. Notre voiture actuelle est difficile à piloter et, en plus, lente. Donc nous avons besoin de plus d’efficacité », a déclaré Isack Hadjar, pilote Red Bull Racing, dans des propos rapportés par l’article. Il a insisté sur la faiblesse aérodynamique et l’imprévisibilité du châssis: « Il n’y a pas d’appui. C’est le problème... l’équilibre change immédiatement », a ajouté Hadjar, pilote Red Bull Racing, dans des propos rapportés par l’article.
Mekies a mis des chiffres sur le retard et pointé la bascule entre Albert Park et la suite. « Nous pensions avoir une seconde de retard sur Mercedes et cinq dixièmes sur Ferrari », a expliqué Laurent Mekies, team principal de Red Bull, dimanche soir après le GP du Japon. Il a rappelé qu’à Melbourne « Max est revenu de la 20e place pour passer la McLaren la mieux placée ». Puis « l’écart a largement augmenté en Chine », avant d’ajouter que « McLaren est au même niveau. Donc nous sommes loin », a poursuivi Mekies, team principal de Red Bull, dimanche soir après le GP du Japon.
Sur les causes, l’article rapporte que la RB22 est née en surpoids de 9 à 10 kg, un point identifié dès les essais, auquel se sont ajoutés manque d’appui et équilibre changeant. Helmut Marko a jugé que le plan d’évolutions n’avait pas aidé: « Les updates, surtout au Japon, ont envoyé la voiture dans la mauvaise direction », a déclaré Helmut Marko, ex‑conseiller Red Bull, dans une déclaration à l’APA. Côté moteur, Max Verstappen a relativisé le rôle du groupe propulseur Red Bull Powertrains‑Ford: « Notre déploiement était bon, ce n’est pas notre plus gros problème... nous avons beaucoup plus de travail à faire sur la voiture », a déclaré Max Verstappen, pilote Red Bull Racing, interrogé par Autosport après Suzuka.
Red Bull prépare une première salve d’allégement et des mises à jour aérodynamiques pour Miami. « Ce sera un peu comme un second lancement de saison quand on reviendra à Miami... vous verrez chaque voiture beaucoup changer avec des upgrades », a déclaré Laurent Mekies, team principal de Red Bull, dans le podcast Beyond the Grid. Il a reconnu les limites actuelles du package: « Nous ne tirons pas assez de l’ensemble, et nous ne donnons pas à Max quelque chose avec quoi attaquer », a déclaré Mekies, team principal de Red Bull, dimanche soir après le GP du Japon. Il refuse d’y voir un simple sujet de réglages: « Ce n’est pas un problème de set‑up, c’est une combinaison de problèmes de performance de base... résoudre ces problèmes complexes, c’est notre travail », a ajouté Mekies, team principal de Red Bull, dimanche soir après le GP du Japon.
Miami doit servir de premier test pour valider la direction poids, appui et équilibre prévisible. Red Bull sait ce qu’elle cherche, il reste à le mettre en piste face à un peloton qui avance vite.