« Build a faster car? That’s basically it. » Jenson Button n’a pas tourné autour du pot. Le champion du monde 2009 a résumé, sur Sky Sports F1, ce qui manque à Red Bull Racing en ce début de saison 2026. Alors que l’équipe inaugure son groupe propulseur RBPT-Ford et sort d’un week-end compliqué à Shanghai, l’ex-pilote voit un problème qui dépasse le seul moteur.
Développant son propos, Button a expliqué que l’équipe « [est] encore en train de comprendre les règlements » et qu’« on va voir beaucoup d’évolutions cette année, plus que d’habitude », a-t-il déclaré à Sky Sports F1. Pour lui, l’enjeu immédiat consiste à « comprendre ce que vous avez, quels outils vous avez à disposition et de maximiser cela ».
Karun Chandhok va dans le même sens et pointe le châssis, pas le V6. Le commentateur de Sky Sports F1 a estimé à l’antenne que « the chassis side seems to be struggling a little bit… I don’t think they’ve got the car balance underneath them. And Shanghai illustrated that; they just suffered with aero performance… ». Selon lui, l’équilibre de la voiture n’est pas là, et la perte d’appui vue en Chine l’a mis en lumière.
Le moteur, en revanche, reçoit des éloges. Button a salué la performance du groupe propulseur RBPT-Ford, lancé de zéro: « You’d actually say that their power unit is more impressive — start from nothing and build a power unit that’s that competitive… It’s probably performed better than what the car has », a-t-il affirmé sur Sky Sports F1. Dans un contexte où la nouvelle réglementation complique la tâche des aérodynamiciens, l’unité de puissance apparaît comme la partie la plus aboutie du package.
Chandhok a rappelé le chemin parcouru par Red Bull Powertrains depuis une structure quasi embryonnaire il y a quatre ans. « They’re not that far off, I don’t think, in terms of power unit side, but as a package, they do need to move forward », a-t-il jugé sur Sky Sports F1. La photographie de ce début de saison le confirme: malgré un V6 compétitif, la fiabilité a provoqué un abandon pour Isack Hadjar et un autre pour Max Verstappen, et le week-end chinois s’est terminé derrière Oliver Bearman chez Haas et Pierre Gasly chez Alpine. Le constat qui en ressort, selon les analystes de Sky, est clair: le moteur tient la route, c’est le châssis qui doit rattraper le retard, et vite.