Des chercheurs ont baptisé une nouvelle espèce de guêpe fossile « Gwesped piastrii » en hommage à Oscar Piastri, à partir d’un spécimen piégé dans l’ambre depuis le Crétacé moyen, il y a environ 98 à 100 millions d’années.
Le clin d’œil est aussi inattendu que précis. Dans leur étude, les auteurs expliquent que « l’épithète spécifique honore M. Oscar Piastri pour ses réalisations en Formule 1, et parce que la couleur du morceau d’ambre rappelait au premier auteur l’orange iconique de McLaren ». Le travail est signé par Corentin Jouault, fellow de l’Université d’Oxford, avec Di-Ying Huang du Nanjing Institute of Geology and Palaeontology en Chine et Celso O. Azevedo de l’Universidade Federal do Espírito Santo, et a été publié dans le numéro de juin de la revue Palaeoworld.
Le fossile provient d’un échantillon d’ambre découvert à Noije Bum Hill, dans la vallée de Hukawng, en État de Kachin, au Myanmar. L’insecte lui-même ne mesure que 1,15 mm de long, enfermé dans un bloc rectangulaire de 10 × 8 × 2 mm aujourd’hui conservé au Nanjing Institute of Geology and Palaeontology. Malgré cette taille minuscule, la conservation a permis aux chercheurs d’identifier suffisamment de caractères morphologiques pour définir une nouvelle espèce.
L’ancienneté du spécimen renforce encore le caractère singulier de l’hommage rendu au pilote McLaren. Les résumés situent cette guêpe au Crétacé moyen, soit environ 30 millions d’années avant le T-Rex, généralement placé autour de 68 millions d’années. Piastri se retrouve ainsi associé à un insecte qui vivait bien avant la disparition des dinosaures les plus célèbres.
Sur le plan scientifique, « Gwesped piastrii » n’est pas seulement un nom accrocheur. Les auteurs la présentent comme la deuxième espèce du genre Gwesped au sein des Lancepyrinae, et précisent qu’elle se distingue de l’unique espèce auparavant connue par un nombre plus élevé de flagellomères et une nervation des ailes antérieures particulière.
L’intérêt de la publication dépasse donc largement la référence à la F1. Les chercheurs soulignent que « les descriptions de Gwesped piastrii contribuent à affiner notre compréhension de la diversité morphologique au sein du genre », ce qui fait de ce clin d’œil à Piastri une découverte utile aussi bien pour la paléontologie que pour la taxonomie de ce groupe fossile.
© Jonathan Borba