Lando Norris a dû lever d’environ 60 km/h dans la 130R à Suzuka pour maîtriser le déploiement d’énergie. Le champion du monde en titre, pilote McLaren, y voit un symptôme d’un problème plus large: la F1 2026 crée des écarts de vitesse dangereux en qualification et punit lourdement la moindre minute perdue en essais. "On veut juste rouler à fond, je ne veux pas lever et perdre 60 km/h à la 130R, en allant vers le dernier virage", a déclaré Lando Norris, pilote McLaren et champion du monde en titre, en expliquant après Suzuka comment ces contraintes affectent sa conduite.
Selon Norris, la gestion d’énergie dicte désormais le tour, surtout en qualif où les voitures ne peuvent pas tourner à pleine puissance tout du long. Les écarts de vitesse grandissent d’un virage à l’autre selon le déploiement, ce qui complique la cohabitation en piste. Ses propos font écho aux craintes déjà vues à Suzuka, avec l’accident impliquant Oliver Bearman et Franco Colapinto. "Le grand problème, c’était qu’il y avait de la libération d’énergie à la 130R, et je devais lever, je ne pouvais pas revenir sur l’accélérateur. Si je revenais sur l’accélérateur, la batterie libérait de l’énergie, et je ne voulais pas que cela arrive, car cela aurait dû être coupé", a expliqué Lando Norris, pilote McLaren, en détaillant au Japon le comportement de sa voiture.
Perdre du roulage en essais pèse plus que jamais sur un week-end. Interrogé au Japon sur l’ampleur de la pénalité quand les EL tournent court, Norris n’a pas hésité: "Oui, à 100 %, beaucoup plus", a répondu Lando Norris, pilote McLaren, quand on lui a été demandé au Japon si des problèmes en essais pénalisent davantage qu’avant. Il a rappelé combien le contexte à Suzuka, avec un nouvel asphalte très adhérent et une vitesse moyenne plus élevée, exigeait une adaptation rapide: "C’est évidemment une F1 totalement nouvelle, et au Japon on avait un asphalte beaucoup plus adhérent. C’est un circuit beaucoup plus rapide, donc il faut piloter la voiture assez différemment", a expliqué Lando Norris, pilote McLaren, au Japon.
Pour lui, le cœur du sujet est clair: comprendre et optimiser le groupe propulseur et le déploiement de batterie. "Oui, aujourd’hui, ça coûte plus cher qu’avant, pas seulement pour le pilote, mais aussi pour comprendre comment fonctionne le groupe propulseur, pour utiliser la batterie de la bonne manière", a détaillé Lando Norris, pilote McLaren, en détaillant au Japon les exigences de la F1 2026. Il a ajouté qu’en qualif, le pilote dispose de moins de contrôle sur la gestion en temps réel, ce qui complique la gestion du trafic.
Le Britannique a vécu la face sombre de ce nouvel équilibre. Il a aligné un souci de boîte en EL1, une défaillance de batterie qui l’a écarté en Chine, puis de nouveaux contretemps au Japon où il est resté au garage une partie de la séance. D’où son appel à des ajustements. "Quelques choses peuvent être améliorées, la FIA le sait et j’espère qu’ils le feront. La course peut sembler belle à la télévision, mais dans la voiture ce n’est certainement pas aussi authentique que ça devrait l’être", a déclaré Lando Norris, pilote McLaren, après les trois premières manches 2026, en évaluant la situation et en interpellant la FIA.