Nico Rosberg défend la F1 2026, Antonelli leader

Un rookie de 19 ans mène le Mondial et Mercedes a gagné les trois premières courses, pendant que les débats sur une F1 façon Mario Kart enflent. Nico Rosberg, champion 2016, tranche sur l’essentiel: le spectacle en piste. Dans une interview à Bloomberg, il a relativisé la gêne liée à la gestion d’énergie, au moment où Mercedes, Ferrari et McLaren se rendent coup pour coup, et où Kimi Antonelli prend la tête du championnat.

Rosberg n’ignore pas les scènes étranges vues depuis l’Australie. Il a pointé ce que la régie a capté à plusieurs reprises avec les nouvelles unités de puissance hybrides. "Il y a beaucoup de critiques en ce moment, car on voit, comme lors de la dernière course, qu'ils arrivent en ligne droite à travers un virage qui se prend à fond, et doivent rétrograder après le virage alors qu'ils sont encore en ligne droite parce que la puissance de la batterie se coupe", a déclaré Nico Rosberg, champion du monde 2016, dans une interview accordée à Bloomberg.

Pour lui, le cap pris par la catégorie a une logique. "La F1 poursuit la technologie la plus pertinente pour la société... 50:50, 50 % de puissance électrique, c'est beaucoup... Et, comme vous le savez, les carburants sont neutres en CO2. Biocarburants, carburants synthétiques, un mélange des deux. C'est un carburant neutre en CO2", a expliqué Nico Rosberg, champion du monde 2016, dans la même interview à Bloomberg.

Il concède que l’effet visuel peut dérouter, mais il remet le curseur sur l’action. "Du point de vue du spectateur, c'est un peu gênant quand on est censé rouler à fond avec la voiture de F1 la plus performante. Néanmoins, je suis un peu plus détendu à ce sujet, car de mon point de vue, tant qu'il y a de belles bagarres, en interne et avec les autres équipes, c'est l'essentiel", a ajouté Nico Rosberg, champion du monde 2016, dans son entretien à Bloomberg.

Les trois premiers Grands Prix 2026 vont dans ce sens. L’Australie, la Chine et le Japon ont offert plusieurs dépassements pour la tête. À Melbourne, on en a compté neuf en quinze tours avant que Mercedes ne prenne le large. L’équipe de Brackley a tout raflé, les deux premières manches en doublé, puis une troisième victoire au Japon. Au classement, Mercedes mène avec 135 points, Ferrari suit à 45 unités, McLaren est troisième, selon le bilan dressé après Suzuka.

Symbole de ce début d’ère, Kimi Antonelli a pris la tête du championnat avec ses victoires en Chine et au Japon. Rosberg s’en amuse, tout en notant l’attrait du récit. "Et quelle histoire incroyable nous avons, Kimi Antonelli, 19 ans, l'outsider total, mène ce championnat du monde après trois courses", a déclaré Nico Rosberg, champion du monde 2016, dans son interview à Bloomberg. Le décor est clair: malgré l’awkwardness de la gestion d’énergie qui fait jaser, la piste tient le haut de l’affiche.