Liam Lawson a reconnu que Racing Bulls s’était trompée en lui ordonnant de rendre sa position à Max Verstappen après leur accrochage à Miami, en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une collusion entre les deux équipes détenues par Red Bull, mais d’un jugement précipité pour éviter une pénalité.
Avant le Grand Prix du Canada, Lawson a expliqué que l’équipe avait mal évalué l’incident. Après leur lutte au virage 11 à Miami, qui a envoyé les deux voitures hors piste, son ingénieur Alexandre Iliopoulos lui a lancé à la radio : « rends la position à Max. Nous devons rendre la position à Max. Fais-le dès que possible. » Lawson a répondu : « Il m’est rentré dedans sur le côté. Je ne comprends pas. » Il a ensuite ralenti pour laisser passer Verstappen.
Avec le recul, Lawson estime que cette consigne n’aurait jamais dû être donnée. « Oui, nous avons fait une erreur », a-t-il dit. « Oui, nous n’aurions pas dû faire cela, car en réalité la manœuvre était de la faute de Max. » Il a ajouté qu’en cas de situation identique, l’équipe « ne prendrait pas la même décision ».
Selon Lawson, Racing Bulls a pris cette décision dans l’urgence, en pensant d’abord qu’il était fautif. Il a expliqué que l’équipe n’avait pas « correctement examiné » l’incident avant de lui demander de rendre la place, dans un contexte où il y a « très peu de temps pour prendre une décision ».
Cette séquence avait pris une autre dimension après que Zak Brown l’a citée dans une lettre adressée à la FIA pour contester le modèle d’« équipe A et équipe B » en Formule 1. Brown y évoquait aussi le Grand Prix de Singapour 2024, où Daniel Ricciardo avait pris le point du meilleur tour à Lando Norris grâce à un arrêt tardif, en pleine lutte au championnat avec Verstappen.
Lawson a rejeté l’idée que l’appel radio de Miami soit la preuve d’une coopération irrégulière. « Nous faisons tout dans le respect des règles. C’est ce qui est le plus important. Nous ne violons aucune règle avec ce genre de situation », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la même décision aurait été prise « si cela avait été n’importe quelle autre voiture », ce qui, selon lui, ramène l’épisode à une simple erreur d’appréciation plutôt qu’à un arrangement entre équipes.
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