Claire Williams estime que la première victoire de Lewis Hamilton avec Ferrari relance sérieusement l’idée d’un impact rare à Maranello, au point de le comparer à l’influence transformatrice exercée par Michael Schumacher sur la Scuderia.
Sur le podcast High Performance Racing, l’ancienne directrice adjointe de Williams a expliqué que Hamilton est « probablement » en train de devenir chez Ferrari l’un des très rares pilotes capables de changer durablement une équipe. « C’est exactement ce que Michael a fait chez Ferrari », a-t-elle dit, en ajoutant que ce type d’empreinte demande « énormément de présence, de communication et d’efforts ».
Son analyse intervient après le récent succès du Britannique, premier avec Ferrari et 106e victoire de sa carrière en Formule 1. Ce résultat a immédiatement ravivé les comparaisons avec Schumacher, figure centrale de l’une des périodes les plus victorieuses de Ferrari entre 1996 et 2006.
Williams a toutefois insisté sur le caractère exceptionnel d’un tel scénario. Selon elle, il ne suffit pas d’avoir la vitesse au volant. « Une équipe doit se trouver dans une situation particulière, et un pilote doit avoir une personnalité particulière pour que ce scénario se produise », a-t-elle expliqué. Dans son esprit, l’enjeu n’est donc pas seulement la performance pure de Hamilton, mais sa capacité à peser sur le fonctionnement et la dynamique de l’équipe.
Elle voit déjà des signes de cette intégration. Williams a notamment relevé avoir entendu Hamilton parler italien et remercier les membres de Ferrari, des détails qu’elle interprète comme la marque d’un investissement réel dans son nouvel environnement.
Cette lecture tranche avec les doutes apparus au début de la campagne 2025. « Tout le monde se disait : “oh, est-ce fini pour Lewis ?” », a rappelé Williams, avant de souligner qu’un changement de structure après de longues années chez Mercedes ne pouvait pas produire des effets immédiats. Elle a insisté sur le fait que rejoindre Ferrari « va prendre énormément de temps » et que l’adaptation passe aussi par les différences culturelles entre Mercedes et la Scuderia.
Si Williams a raison, la victoire qui a débloqué le compteur de Hamilton chez Ferrari pourrait compter au-delà du résultat brut, en servant de point de départ à une influence plus profonde sur l’équipe et sur la trajectoire sportive de Maranello.
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