Audi F1: Binotto prévient, l’ADUO 2026 ne fera pas miracle

Mattia Binotto a prévenu qu’Audi F1 ne fera pas de miracles en 2026, même si la FIA devrait lui ouvrir deux fenêtres d’évolutions ADUO pour combler l’écart moteur avec la référence actuelle, Mercedes. Après trois courses, l’analyse pointe un déficit structurel du groupe propulseur qui a coûté cher à Gabriel Bortoleto et Nico Hülkenberg, perdants au départ au Grand Prix du Japon.

Le dispositif ADUO des règles 2026 de la FIA autorise des évolutions si un motoriste est mesuré à au moins 2 % sous le benchmark, aujourd’hui Mercedes, avec d’autres évolutions possibles si l’écart est plus grand. Binotto a confirmé qu’Audi s’attend à deux opportunités, tout en refroidissant les attentes: « Les miracles ne sont pas possibles, nous ne sommes pas ici pour créer des miracles », a déclaré Mattia Binotto, patron d’Audi F1, dans des déclarations aux médias dont RacingNews365.

Selon une analyse technique publiée après les trois premières courses 2026, la perte de performance vient « clairement » du groupe propulseur. Le turbo de grand diamètre met plus de temps à atteindre la pression, l’ICE ne compense pas assez vite, et la voiture s’appuie trop sur le MGU-K pour combler le temps mort avant que le turbo soit efficace. Cette faiblesse se voit surtout au départ et en ligne droite. L’exemple du Grand Prix du Japon illustre le problème, avec Bortoleto et Hülkenberg qui ont perdu des positions dès l’extinction des feux.

Binotto insiste sur la durée du chantier et l’origine de l’écart: « Les délais de développement du moteur sont très longs, et nous pensons que l’essentiel de l’écart avec les équipes de tête vient de l’unité de puissance, ce qui n’a rien d’inattendu. Ce n’est pas un hasard si nous avons fixé 2030 comme objectif, car nous savons que cela prendra du temps », a expliqué Mattia Binotto, patron d’Audi F1, dans des déclarations aux médias dont RacingNews365.

Le déficit ne se limite pas à la puissance pure. « Il ne s’agit pas seulement de puissance. C’est l’efficacité énergétique, l’utilisation de l’énergie, mais aussi la drivabilité du moteur lui-même. Quand on parle de drivabilité, cela inclut le passage des vitesses, qui est très brusque pour nous en ce moment », a détaillé Mattia Binotto, patron d’Audi F1, au site officiel de la F1. Il a ajouté: « La voiture est instable au freinage et à l’accélération en raison de la rudesse des passages de rapports », a poursuivi Mattia Binotto, patron d’Audi F1, au site officiel de la F1.

Audi voit une voie de retour, mais elle est graduelle. « Je pense que, si l’on additionne les deux facteurs, performance et drivabilité, nous pouvons gagner environ 1 s au tour », a estimé Mattia Binotto, patron d’Audi F1, au site officiel de la F1. Selon l’analyse consultée, l’ADUO demande plusieurs courses pour établir l’éligibilité, puis le temps de concevoir, valider et déployer les évolutions. Même avec deux fenêtres attendues, la remontée sera étalée. L’horizon reste 2030, comme l’a redit l’équipe.