Ugo Ugochukwu a effectué ses premiers tours en Formule 1 avec Alpine lors d’un test privé TPC à Monza, mais les débuts du leader du championnat de Formule 3 se sont arrêtés prématurément après une sortie à la Variante Ascari.
L’Américain de 19 ans a pris le volant d’une Alpine A524 de 2024 sur le circuit italien, dans un programme mené en parallèle avec le pilote de réserve Paul Aron. Il s’agissait de la première apparition d’Ugochukwu au volant d’une F1.
La surprise à Monza ne tenait pas seulement à sa présence dans le paddock. Selon les informations disponibles, beaucoup pensaient d’abord qu’il s’agissait surtout d’un premier contact en vue d’un éventuel rôle dans la filière Alpine, pas d’un roulage effectif. Sa participation est devenue évidente lorsqu’on l’a vu en piste dans le cockpit de l’Alpine.
La séance a toutefois tourné court à Ascari, où Ugochukwu a perdu le contrôle avant de finir dans le mur. Un des comptes rendus décrit un impact à faible vitesse, la voiture étant finalement arrêtée par le gravier et le mur de pneus, tandis que des images de l’accident ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux le 18 juin.
Ce test a attiré d’autant plus l’attention qu’Ugochukwu n’est actuellement lié officiellement à aucune écurie de Formule 1. Il avait rejoint le programme jeunes pilotes de McLaren en 2021 avant de le quitter après quatre ans, à la suite d’une saison compliquée en F3 avec Prema.
Interrogé avant la saison 2026 de F3 sur cette séparation, Ugo Ugochukwu avait expliqué qu’avec McLaren, « nous n’allions pas vraiment ensemble, disons, donc nous avons décidé d’un commun accord de nous séparer. Je pense que je suis dans une bonne situation cette année pour avoir plus d’opportunités ».
Ce roulage avec Alpine ressemble justement à une première ouverture vers la F1. Ugochukwu mène actuellement le championnat 2026 de Formule 3 avec Campos et son test de Monza le place soudainement dans le champ des jeunes pilotes à suivre de près, même si aucun accord à plus long terme avec Alpine n’a été confirmé à ce stade.
© Jonathan Borba