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Perez presse Cadillac après une casse inquiétante

Sergio Perez a demandé à Cadillac d’enquêter d’urgence sur la rupture de suspension qui a mis fin à son Grand Prix du Canada, estimant que l’équipe doit aussi corriger des faiblesses opérationnelles plus larges si elle veut enfin convertir ses progrès en résultat.

Le Mexicain a expliqué que l’effondrement de la suspension avant droite n’avait pas été provoqué par un contact. En arrivant sur la longue ligne droite avant l’entrée des stands, la voiture était déjà déséquilibrée, puis la suspension a cédé au freinage, projetant des débris de carbone sur la voie des stands. Perez a assuré à Crash.net qu’il n’avait touché aucun mur et qu’il s’agissait d'« une défaillance pure et simple ».

Auprès des médias, dont RacingNews365, Sergio Perez, pilote Cadillac, a réclamé une analyse rapide du problème. « C’est quelque chose que nous devons enquêter, comprendre et, espérons-le, maîtriser, parce que ce qui s’est passé n’est pas idéal », a-t-il dit. Il a aussi reconnu son impatience face aux lacunes de l’équipe dans l’exécution: « Sur le plan opérationnel, c’est un domaine dans lequel nous manquons énormément, et nous devons vraiment trouver notre voie pour la saison européenne maintenant. »

Son abandon est intervenu après un pari déjà coûteux au départ. Perez faisait partie des sept pilotes partis en pneus intermédiaires dans des conditions mixtes, un choix qu’il jugeait « 50-50 » avant la grille. Mais la piste s’est rapidement asséchée et la décision s’est retournée contre Cadillac. « En trois tours, nous avons détruit les intermédiaires, et c’était le plus gros problème », a-t-il expliqué.

Le plus frustrant pour Perez est que la course semblait ensuite se redresser. Alors qu’il roulait en 16e position, devant son équipier Valtteri Bottas, il s’était relancé dans la bagarre avec Haas. Il a évoqué « un bon rythme » et « de bonnes bagarres avec la Haas », allant jusqu’à dépasser Esteban Ocon avant que la casse ne mette un terme à sa remontée.

C’est précisément ce contraste qui inquiète le plus le pilote Cadillac. Perez a décrit Montréal comme le week-end « le plus compétitif depuis le début de la saison » pour l’équipe. Il estime que la performance pure progresse, mais pas la capacité à l’exploiter. « Nous faisons des progrès en performance, ce qui est très positif. Mais sur le plan opérationnel, c’est quelque chose dans lequel nous sommes énormément en retard, et nous devons maximiser la performance de la voiture à ce stade », a-t-il averti.

Pour Cadillac, la casse de Montréal dépasse donc le simple abandon. Elle renforce l’idée que le rythme de la voiture commence à arriver, mais que des erreurs d’exécution et maintenant une défaillance mécanique inquiétante continuent d’empêcher l’équipe de transformer ce potentiel en points.