Haas serein si Bearman file chez Ferrari

Ayao Komatsu ne sonne pas l’alarme. Le patron de Haas affirme qu’un départ d’Oliver Bearman vers Ferrari validerait le travail de l’équipe, au moment où le rookie de 20 ans porte Haas au 4e rang du championnat. Le Britannique a empilé une P7 à Melbourne puis une P5 à Shanghai en 2026. Il occupe la 7e place du classement pilotes et a inscrit 17 des 18 points de l’écurie, malgré un incident au Japon qui a freiné sa lancée.

Face aux rumeurs qui envoient Bearman à Maranello, Komatsu garde le cap. Invité du podcast Beyond the Grid, puis devant les médias, il a martelé qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Selon lui, Haas se concentre sur ce qu’elle contrôle et échange avec Ferrari en toute transparence. Il a expliqué que si la Scuderia veut Bearman l’an prochain, ce sera la preuve que Haas a bien fait son travail. Il admet qu’un départ est possible, tout en répétant que l’équipe veut le garder.

Ce calme s’appuie sur la trajectoire de Bearman. Membre de la Ferrari Driver Academy depuis 2022, il s’est révélé en F1 à Djeddah en 2024 avec la Scuderia, 7e en remplaçant Carlos Sainz. La même année, il a marqué des points à Bakou au volant de la Haas. Titularisé en 2025, il a progressé manche après manche, jusqu’à signer une 4e place à Mexico. Ce dossier coche beaucoup de cases pour Ferrari et explique l’attention portée à son profil.

Le terrain parle aussi. En 2026, Bearman a converti sa vitesse en résultats immédiats, à Melbourne puis Shanghai, tout en aidant Haas à se hisser provisoirement au 4e rang chez les constructeurs. Sa part dans le score de l’équipe montre son poids sportif. Même l’accroc au Japon n’a pas ralenti la dynamique globale.

Komatsu ne s’en cache pas: le jeune pilote coche ce que Haas recherche. Il vante sa vitesse dès le premier jour, sa capacité à apprendre vite, sa progression régulière et son travail d’équipe, y compris dans la préparation des essais et l’adaptation aux nouveaux règlements. Ces qualités alimentent les bruits de promotion, mais ne changent pas l’approche de Haas.

La suite dépendra des discussions entre Maranello et Kannapolis. Pour l’instant, Haas profite d’un début de saison solide et d’un rookie qui tient la baraque. Si Ferrari frappe à la porte, la décision appartiendra à la Scuderia et au pilote. Komatsu, lui, y voit la confirmation que son équipe forme bien ses talents, sans perdre de vue l’objectif immédiat: continuer à marquer gros avec Bearman au volant.