Ralf Schumacher doit épouser Étienne Bousquet-Cassagne le 30 mai à Saint-Tropez, lors d’une cérémonie à la fois intime et largement exposée, suivie par les caméras d’une docu-série en trois épisodes diffusée par Sky Deutschland et WOW.
Le mariage doit se tenir sur la Côte d’Azur, où le couple possède une résidence, et constitue l’aboutissement de « Ralf y Étienne: Damos el ‘sí, quiero’ », une série lancée le 21 mai qui suit les préparatifs jusqu’à son final. Les mois précédant l’union ont ainsi été documentés de près, avec les familles du couple intégrées au dispositif.
Cette mise en scène publique contraste avec la ligne défendue plus tôt cette année par les deux hommes. Dans un communiqué commun, ils indiquaient : « Nous sommes heureux de confirmer que Ralf Schumacher et son partenaire Étienne Bousquet-Cassagne vont se marier. » Le message ajoutait qu’ils ne commenteraient pas davantage « les détails personnels » et demandaient que leur vie privée soit respectée. En Allemagne, cette position a nourri des réactions ironiques, tant l’exposition télévisée des préparatifs est forte.
L’événement lui-même s’annonce d’une ampleur assumée. David Schumacher, pilote DTM et fils de Ralf Schumacher, a précisé : « Il y aura 110 personnes au mariage. » Il a ajouté que le code vestimentaire serait très encadré : « Tous les autres hommes porteront aussi des costumes bleu marine. On ne vous distinguera même plus. » Ralf Schumacher et Bousquet-Cassagne doivent eux aussi porter des costumes bleu marine.
Au-delà du mariage, l’événement marque une nouvelle étape dans la trajectoire publique de Schumacher. L’ancien pilote de Formule 1 avait rendu sa relation avec Bousquet-Cassagne publique en 2024 via une publication Instagram très remarquée, devenant l’un des très rares anciens pilotes masculins de F1 à parler ouvertement de son homosexualité dans un milieu encore décrit comme conservateur.
C’est ce qui donne à cette cérémonie une portée qui dépasse le cadre privé. Entre demande de discrétion et récit assumé devant les caméras, Schumacher choisit désormais de vivre son histoire publiquement et calmement, dans un sport où une telle visibilité reste rare.
© Jonathan Borba