Lewis Hamilton a lancé le test pneus pluie Pirelli à Fiorano au volant de la Ferrari SF-26, dans un roulage intégralement cadré par le manufacturier. Pirelli a fixé le programme, choisi les gommes et gardé les données. Ferrari n’a pas eu accès aux composés montés et n’a pas pu travailler la performance ni valider d’évolutions. Objectif unique, faire tourner la voiture dans des conditions de piste mouillée pour alimenter la base de travail du fournisseur de pneus.
Pirelli a arrosé artificiellement le circuit pour multiplier les runs sur piste humide et détrempée. Les plans de roulage étaient prédéfinis, avec des séquences imposées et des relevés centrés sur le comportement des pneus. L’équipe n’a pas pu comparer des réglages, mesurer des gains ou tenter des pièces. Tout ce qui sort de ce test va dans les serveurs de Pirelli, pas dans ceux de Ferrari.
Ce rendez-vous arrive après l’annulation d’une session prévue à Bahreïn avec Mercedes, tombée à l’eau après l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient et l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite. Dans ce contexte, Pirelli s’est appuyé exclusivement sur Ferrari et sur Hamilton pour collecter ses données. Le Britannique a assuré la première journée, Charles Leclerc prendra le relais vendredi pour compléter le plan sur deux jours pendant la trêve d’avril.
Le cadre est strict, mais le temps de piste compte quand même pour les pilotes. Hamilton accumule des kilomètres précieux avec la SF-26, même sans indicateurs de performance. Leclerc aura la même fenêtre vendredi, avec les mêmes limites imposées, pour dérouler les séquences prévues et offrir un second jeu de sensations à Pirelli sur les mêmes conditions de mouillé.
Le rôle de Ferrari ici se résume à exécuter et à fournir un outil fiable. La SF-26 doit tourner, répéter les procédures, tenir les températures et les pressions, afin que Pirelli puisse comparer ses mesures et affiner ses choix de gommes pluie et intermédiaires pour la suite de la saison. Le manufacturier pilote la journée, surveille l’évolution de l’adhérence et ajuste l’arrosage pour obtenir des écarts représentatifs.
Prochaine étape pour l’équipe, un jour de tournage prévu à Monza le 22 avril. Il est rapporté que Ferrari pourrait y passer en revue certaines mises à jour aérodynamiques, dont l’aileron dit Macarena, en amont de Miami, dans le cadre réglementaire des filming days. Ce roulage promotionnel est limité en vitesse et en kilomètres, mais il offre une fenêtre pour valider l’intégration et la corrélation, avant que les nouveautés potentiellement arrivent sur un week-end de course.